Le ballon-chasseur : un sport à redécouvrir

Championnat canadien à Winnipeg en fin de semaine

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Le ballon-chasseur se joue maintenant à six ballons de mousse plus petits que le ballon en caoutchouc de nos anciennes cours d'école.
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Près de 280 athlètes des quatre coins du Canada convergent vers Winnipeg, du 13 au 15 avril, pour participer au championnat national d’un sport qui, il y a 20 ans à peine, ne faisait le bonheur que des enfants: le ballon-chasseur.

Pour Duane Wysynski, le président de Dodgeball Canada, le ballon-chasseur, c’est sérieux.

Dodgeball Canada

«C’est beaucoup plus qu’un jeu d’enfants. Il y a dix ans, des amis avaient invité mon épouse à se joindre à une ligue de dodgeball récréatif. Elle était enceinte, alors j’ai accepté à sa place. J’ai vécu le coup de foudre.»

Au fil des années, le résident d’Edmonton a pris conscience de l’existence d’autres ligues, ici et là, en Alberta, en Ontario, dans les Maritimes. «Il y avait des ligues pour jeunes et pour adultes, des associations vraiment bien organisées.»

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C’est un sport qui occasionne une grande dépense d’énergie.

«J’étais convaincu que le ballon-chasseur pouvait devenir un sport d’envergure nationale. J’ai lancé la balle, en proposant la création de Dodgeball Canada, un organisme national, composé de bénévoles aussi passionnés que moi.»

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La ligue compte 14 membres couvrant les plus grandes villes du pays, six en Ontario dont Dodgeball Toronto et Downtown Dodgeball également à Toronto. Plusieurs autres organisations vouées à ce sport évoluent à l’extérieur de la ligue.

WDBF et WDA

Résultat: en 2012, une équipe canadienne a participé au championnat international de la Fédération mondiale de ballon-chasseur (WDBF), plus petite que l’Association mondiale de ballon-chasseur (WDA).

Et, en 2015, Dodgeball Canada a été officiellement constitué. L’année suivante, le premier championnat national, avec des équipes masculines et féminines, a été tenu à Toronto.

«En 2017, le championnat a eu lieu à Halifax. Et pour la troisième édition, c’est au tour de Winnipeg.»

Une occasion qui fait le bonheur de Nicholas Douville, capitaine des Windshields de Winnipeg: «Comme bien des Canadiens, j’ai joué au ballon-chasseur à l’école, avec des gros ballons en caoutchouc. C’est ma blonde qui m’a initié au sport dans sa version contemporaine.»

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«Ça fait cinq ans que je joue. J’adore. C’est toujours aussi amusant que quand j’étais enfant. Mais c’est beaucoup plus intense. J’ai 36 ans et ce sport très rapide me garde en forme.»

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Le ballon peut atteindre des vitesses surprenantes.

Six ballons

«Le ballon est plus petit, et en mousse. Il ne rebondit pas comme les gros ballons en caoutchouc. Mais bien lancé, il peut atteindre des vitesses ahurissantes. Le record winnipégois est de 132 km/h. Ce n’est pas moi qui le détiens!»

«Nous adhérons aux règlements de la WDBF. Au début d’une ronde, six ballons sont placés au centre du terrain. Au coup du sifflet, chaque équipe doit se précipiter sur trois ballons. Si t’es frappé par le ballon, t’es éliminé. Si un de tes équipiers attrape un ballon, tu peux revenir au jeu. Chaque fois qu’une équipe est éliminée, tu commences une nouvelle ronde. Les parties ont une durée de deux périodes de 20 minutes.

«J’ai hâte au championnat. Ce que j’aime le plus du ballon-chasseur, c’est son aspect stratégique. Tu peux créer des jeux pour déjouer l’adversaire, comme au football. Il faut les répéter souvent, pour qu’ils deviennent des automatismes. La clé, c’est de développer la cohésion de l’équipe. Pour réussir, il faut que l’équipe soit comme une machine bien huilée.»

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