Le sport est une vie dangereuse

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Quels sont les sports olympiques d’hiver les plus dangereux? Pas nécessairement la luge, contrairement à ce que le tragique accident qui a coûté la vie à un athlète géorgien peut laisser croire. Les sports plus récents sont périlleux par nature, mais les avancées technologiques des plus anciens les rendent tout aussi risqués.

Saviez-vous par exemple que le skieur alpin atteint les 140 kilomètres à l’heure? Certes, il porte un casque, des lunettes et des protège-poignets, mais s’il frappe une bosse à cette vitesse… Incidemment, les archéologues ont déjà trouvé, en Russie, des fragments de skis vieux de 9000 ans. On doute qu’ils permettaient de descendre aussi vite…

La luge peut faire mieux: 150 km/heure (et il n’y a pas de freins). Avant cette semaine pourtant, elle ne comptait qu’un mort pendant les Olympiques, et qui remontait à 1964. En comparaison, la faucheuse a emporté davantage de skieurs.

Encore plus jeunes, le snowboard cross et son cousin le ski cross n’ont pas eu le temps de tuer (du moins, pas aux Olympiques). Ces compétitions ont toutefois leur part, dans les compétitions nationales et internationales, de commotions cérébrales, de côtes et de bassins fracturés, et d’épaules disloquées. «Ces sports sont le rêve d’un chirurgien orthopédique», ironise le Boston Globe. Le New York Times les qualifie tous les deux des «plus dangereux sports» des Olympiques d’hiver. Leur objectif à Vancouver: une pente de 18 % pendant 1100 mètres.

La chaîne Discovery, qui présente un «Top 5» des plus périlleux, n’énumère pourtant pas ces deux jeunes. Outre le ski et la luge, elle s’en tient au classique bobsleigh (150 km/h, et il y a un frein… mais il est interdit de l’utiliser avant la ligne d’arrivée!) et au skeleton (jusqu’à 135 km/h… la tête en avant!). La liste se termine par le ski acrobatique… qui, à côté des autres, à l’air d’une discipline pépère : 30 km/h sur la rampe, un bond de 18 mètres.

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«Je doute que quiconque calcule les blessures dans ces sports», risque Kim Blair, directrice-fondatrice du Centre des innovations du sport au Massachusetts Institute of Technology. «Et la plupart des blessures se produisent évidemment pendant l’entraînement, alors on n’en entend jamais parler.»

«Les Olympiques d’hiver ont toujours eu des sports dangereux, juge dans le Washington Post l’historien des olympiques David Wallechinsky, mais ça empire.»

Ces gens sont-ils cinglés? demande le Vancouver Sun. Non, répond le psychologue du sport Jim Taylor (et ancien skieur). Les athlètes de sports à haut risque ne sont pas psychologiquement différents de la plupart des gens. Ils recherchent des sensations fortes, mais à un plus haut degré. «Ils poussent les limites.» C’est le moins qu’on puisse dire.

www.sciencepresse.qc.ca

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