À l’approche de la fin de mon mandat à titre de commissaire aux langues officielles, il n’y a pas de doute que le Canada est confronté à de nombreux défis. Les difficultés économiques, tout comme les bouleversements et les conflits internationaux, abondent et les plaques tectoniques des relations mondiales sont en mutation. Dans ce contexte, nous réinventons notre avenir et redéfinissons ce que nous représentons en tant que pays. Il y a certainement des choix difficiles à faire.
En ces instants charnières, nous devons nous tourner vers les valeurs qui nous unissent ici, chez nous, et qui renforcent notre présence à l’étranger – ces valeurs qui font notre force. Conjugué à la réconciliation et au multiculturalisme, le bilinguisme officiel est au cœur de notre identité. En tant que Canadiennes et Canadiens, nous ne devons jamais laisser les pressions politiques ou les contraintes économiques éroder ces valeurs qui nous définissent.
Garantir le soutien des droits linguistiques n’est pas un choix difficile. C’est la pierre angulaire de notre politique linguistique durement acquise, qui est portée par nos valeurs communes et qui constitue une source inépuisable de fierté nationale.
À une époque où les droits linguistiques sont renforcés dans la société canadienne, il est crucial de préserver la capacité du gouvernement fédéral de servir la population canadienne dans la langue officielle de son choix et de protéger sans relâche les communautés de langue officielle en situation minoritaire qui sont présentes dans chaque province et territoire.
Le respect des droits linguistiques repose ultimement sur la volonté politique et le leadership. Il s’agit d’une double responsabilité de veiller au respect des droits linguistiques des Canadiennes et des Canadiens aujourd’hui et de préserver notre identité linguistique et culturelle dans l’avenir.


