La science fiction en Ontario français

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Dans le cadre du concours «Mordus des mots», les Éditions David ont déjà publié trois recueils de nouvelles écrites par des élèves des écoles secondaires de l’Ontario français. Après Petites chroniques du crime (2010), Petites chroniques de notre histoire (2011) et Petites chroniques identitaires (2012), voici que trente ados nous offrent des nouvelles de science-fiction dans Petites chroniques du futur.

Les filles (26 sur 30) et les écoles secondaires catholiques (15 sur 20) ont été plus nombreuses à participer à ce concours. Des ados de Windsor à Hearst ont mordu les mots de la science-fiction, ceux du sud ou centre-sud constituant presque la majorité (12 sur 30).

C’est Michèle Laframboise qui a agi comme auteure-conseil pour ce concours 2012-2013 en visitant une vingtaine d’écoles.

Elle signale que les nouvelles soumises reflètent les préoccupations actuelles des jeunes: «manipulations génétiques sur des humains, catastrophe écologique, guerre civile, révolte contre une dictature, robotisation des cerveaux».

Les textes retenus ont été regroupés sous cinq thématiques: Planète à vendre, Modifications génétiques et autres surprises, Un nouveau départ, Mettez du robot dans votre citoyen!, Faire naître un avenir meilleur… non sans difficulté.

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Selon Michèle Laframboise, «poésie et musique ne sont pas en reste: soutenues par une langue de haut niveau, elles enrichissent l’expérience de lecture».

Dans la nouvelle intitulée Intervention, de Ganisse Clermont (Ottawa), nous sommes en l’an 2100, nous nous rendons aisément sur Mars, Jupiter et même Uranus, la Terre a 50 millions d’habitants et son réchauffement nécessite une intervention urgente de «la station volante du ministre de la Défense»…

Si une nouvelle peut nous plonger au XXIIIe siècle, une autre peut nous projeter en l’an 3013. C’est le cas de Perdre sa réalité, de Sarah Zankar (Barrie), où des humains d’une «planète Terre d’un autre univers» doivent intervenir pour sauver notre Terre de guerres et de manque de nourriture.

Kim Letendre, de l’école secondaire Étienne-Brûlé, signe une nouvelle intitulée S.E.C.O.N.D. S.O.U.F.F.L.E.

Elle imagine des êtres dont l’ADN humain a été croisé avec celui d’un animal. Son personnage Naja a été croisé avec un cobra égyptien et est décrit comme suit: «j’ai hérité non seulement d’une queue d’un mètre dans le bas du dos agissant comme un cinquième membre, mais aussi de deux crochets pouvant injecter un venin neurotoxique mortel à la place des canines, d’une langue de serpent (et d’un fichu défaut de prononciation)…»

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Anne-Carolyne Binette (Gloucester) imagine une firme qui pratique le tri et l’analyse des gènes parentaux, une technique utilisée «pour éliminer certaines maladies héréditaires comme l’asthme, le diabète, le Parkinson et certaines formes de cancer». Dans sa nouvelle intitulée À qui la faute?, 82 % des enfants sont cryptés ou codés, leurs taux de réussite scolaire ne cessent d’augmenter et «ceux de criminalité juvénile sont à leur plus bas depuis la fin de la guerre nord-américaine de 2410».

C’est peut-être Sylvain Dillon (Hearst) qui signe la nouvelle avec le punch le plus inattendu. Dans La dernière erreur, un groupe d’experts créé par les pays membres du G7 durant la Troisième Guerre mondiale voyage pendant cinq ans… et croit avoir découvert une exoplanète habitable.

Un nuage de smog brouille cependant la mission interplanétaire et l’équipe d’experts croit qu’elle doit s’éloigner de «ce lieu hostile», voire le détruire. Je vous laisse deviner qui habite l’exoplanète…

Les nouvelles de science-fiction réunies dans Petites chroniques du futur invitent au questionnement et à la réflexion. Des jeunes se demandent, entre autres, si les progrès scientifiques et technologiques servent l’être humain ou s’ils se développent plutôt au détriment de sa santé, de son environnement et de sa liberté.

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