La plus canadienne 
des guitares

à six cordes

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Publié 10/11/2009 par Vincent Muller

Gabriel Dubé et Jowi Taylor présentaient jeudi dernier à l’Alliance française la fameuse guitare du projet Nation à six cordes, reflétant l’Histoire du Canada, à l’occasion du vernissage dans la soirée, d’une exposition photos consacrée à cet instrument.

Gabriel Dubé est en quelque sorte l’ambassadeur du projet Nation à six cordes auprès des francophones du pays. Il est aux cotés de Jowi Taylor, l’ex-présentateur de l’émission Global Village sur CBC, presque depuis le début de l’aventure.

«La réflexion de Jowi Taylor a été provoquée par le deuxième référendum sur l’indépendance du Québec en 1995», explique-t-il.

Cette période a donné lieu à des interrogations sur l’identité canadienne. Pour l’instigateur du projet, les symboles du Canada ne reflétaient pas assez la diversité du pays.

Après sa rencontre avec un luthier, George Rizsanyi, lors d’une exposition au centre Harbourfront où il travaillait, Jowi Taylor a été surpris d’apprendre que le bois canadien était considéré comme le meilleur pour la fabrication des instruments.

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Ceci lui a d’abord donné l’idée de concevoir une guitare composée de bois de chacune des provinces, qui serait le reflet du pays. Il était encore loin d’imaginer quelle forme prendrait ce projet.

C’est lorsque George Rizsanyi s’est installé en Nouvelle-Écosse que les choses se sont précisées. «On lui a donné une pièce du bateau le Blue Nose II, c’est un bois qui a de l’histoire», lance Gabriel Dubé qui poursuit: «C’est comme ça qu’est venue l’idée de rassembler des pièces historiques pour fabriquer la guitare».

«L’idée a évolué pendant 11 ans, il a sollicité des pièces et même reçu des dons spontanés. Il a rencontré Justin Trudeau, dans les couloirs de la CBC et lui a demandé s’il aurait un objet ayant appartenu à son père. Peu de temps après il lui a envoyé la pagaie que son père tenait quand il a été pris en photo sur un canoë.»

Tout s’est accéléré en 2006, lorsque la Commission de la capitale s’est intéressée au projet.

«La guitare a été le focus de la fête nationale. La fabrication a commencé et la guitare est sortie de l’atelier en six semaines». Le résultat est une pièce unique et originale, fabriquée à partir de 63 fragments de l’histoire canadienne, en bois, ossements, métaux et pierres. Mais le projet n’est pas terminé pour autant.

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Depuis sa première apparition publique sur la colline parlementaire le premier juillet 2006, l’instrument voyage d’exposition en exposition et de concert en concert à travers tout le pays. À chacun de ces événements, le public découvre son histoire qui reflète celle du peuple canadien dans toute sa diversité.

Lors de ces événements, les gens peuvent également être photographiés avec la guitare.

Selon Gabriel Dubé, il y a plus de 70 000 photos avec l’instrument. Ce sont certains de ces clichés qui sont exposés à l’Alliance française.

Parmi ces photos on retrouve le maire David Miller ainsi qu’une dizaine de personnalités francophones de Toronto, notamment Sophie Bernier du Centre francophone et Marcelle Lean de Cinéfranco.

Chaque premier juillet la guitare est visible à Ottawa, un livre ainsi qu’une pièce triangulaire en forme de pick ont été faits et par-dessus tout, selon de nombreux artistes qui ont joué avec cette guitare, la sonorité en serait excellente.

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Si vous désirez en juger, il suffit de vous rendre au prochain cabaret-chanson de l’Alliance française lors duquel Cindy Doire jouera deux ou trois morceaux avec la plus canadienne des guitares.

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