La littérature et l’histoire se côtoient en Ontario français

Salon du livre de Toronto 2008

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Les écrivains franco-ontariens se sont réunis, samedi soir, autour d’une table au Salon du livre de Toronto pour discuter de l’histoire de la «Franco-Ontarie» qui vit dans la littérature d’ici.

Malgré l’assistance clairsemée, les écrivains Hédi Bouraoui, Paul-François Sylvestre et François-Xavier Simard, sous l’animation de Yves Breton, ont abordé avec entrain le développement de la littérature, la francophonie plurielle et la question identitaire des auteurs en Ontario français.

M. Sylvestre, à la fois écrivain prolifique et avide de lecture, se souvient de son étonnement lorsqu’il a relevé qu’on traitait de l’Ontario français et non de la réalité d’une francophonie d’ailleurs dans La Quête d’Alexandre d’Hélène Brodeur. C’était pour lui un moment révélateur.

«Je me suis dit que si on peut écrire une histoire qui se passe dans le Nord de l’Ontario en français, alors on pourrait en faire autant dans le Sud de la province. C’est alors que, petit à petit, je me suis mis à écrire des romans qui avaient des pages d’histoire de l’Ontario», souligne-t-il.

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Pour M. Simard, il n’y a pas seulement la littérature écrite, mais aussi la littérature orale qui s’est transmise dès l’époque de la colonisation. Par la suite, au début du 20e siècle, la littérature s’est entre autres manifestée dans les journaux.

Par exemple, le Franco-Ontarien Fulgence Charpentier écrivait déjà un conte de Noël dans La Presse durant les années 20. Il y a ensuite eu des auteurs comme Germain Lemieux, René Dion et Hélène Brodeur. «On a une distinction par rapport à la littérature québécoise. On a notre propre littérature franco-ontarienne et elle est en construction», indique-t-il.

Par la suite, M. Bouraoui a fini par conclure qu’en fait, tous les écrivains franco-ontariens sont des historiens d’une manière ou d’une autre et qu’ils participent au développement de la francophonie plurielle en Ontario.

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