Une formation en français en gestion et arts de la scène

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Sur scène, un artiste est souvent seul, mais derrière la scène, une petite armée s’active pour rendre le spectacle possible. De l’éclairage au son en passant par la régie, les techniciens revêtent les habits des sauveurs de l’ombre. Ces gens-là, tout artiste en a besoin et ils peuvent être difficiles à trouver. Pour remédier à cette pénurie de techniciens en gestion et arts de la scène, le Collège boréal va lancer en septembre 2001 la première formation en français en Ontario. Le président du Collège Boréal et la responsable du projet étaient hier à Toronto, dans les locaux du TfT pour présenter cette nouvelle offre unique en son genre en Ontario français.

Lorsque Météo plus a été tournée à Sudbury, une grande partie des techniciens de la région avaient été embauchés pour l’occasion par la production.

Une bonne affaire pour eux et pour la série, mais révélatrice d’un malaise sous-jacent, tous les autres organismes artistiques de la région se sont vus privés de techniciens, leur nombre s’avérant insuffisant. De là a été fait le constat qu’il fallait peut-être en former plus, et en français, ce qui ne se fait pas ailleurs que dans la province du Québec.

Quel créneau?

Hélène Dallaire a donc été chargée par le Collège Boréal de faire un topo de la situation et de voir comment l’institution pouvait remédier à ce manque de techniciens francophones, sans pour autant concurrencer les autres formations.

Il a rapidement été conclu que la meilleure solution serait de proposer une formation en deux ans, sur les techniques de la gestion et d’arts de la scène. La première année, les étudiants pourront s’initier à l’éclairage, la sonorisation la régie, la gestion de carrière et devront faire un stage.

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Hélène Dallaire est très optimiste quant à la question principale des intervenants à choisir pour donner les cours.

« Il y a beaucoup de gens très compétents à Sudbury. Certains ont déjà manifesté leur intérêt, j’espère qu’il y en aura d’autres. On va devoir être flexible. »

Un pied à l’étrier

Le président du Collège Boréal, présent à Toronto pour le lancement de la formation, insistait sur le fait qu’il voulait donner les outils à ces étudiants pour se trouver un travail rapidement après leur diplôme, après ce sera à eux de construire leur carrière.

Pour attirer le maximum d’étudiants possible, le Collège Boréal a mis en place des partenariats avec différentes entreprises du domaine de la gestion de scène et surtout avec des organismes culturels, de théâtre, de concerts, comme le Théâtre du Nouvel Ontario, ou encore Théâtre Action. Ces deux derniers partenaires ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils attribueraient chacun un bourse de 1000$ pour des étudiants.

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Par la suite, la fondation du Collège Boréal a annoncé qu’elle ajoutait à cela 10 bourses d’une valeur de 1000$ également.

«On veut aider tous les étudiants.» Le message du président peut être résumé ainsi: si vous avez des difficultés, contactez-nous et on vous promettra pas un château, mais une chambre et de la nourriture. Il ne fait pas que l’argent soit un problème.

Avant la clôture de l’événement, le président du Collège Boréal a livré quelques informations sur le campus de Toronto. Les équipes du Collège sont en recherche de nouveaux locaux après l’excellente année qu’a vécue l’institution.

En pleine expansion, le Collège Boréal à Toronto diplômera son millième étudiant en juin.

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