La jeunesse francophone s’empare de Queen’s Park

Les députés siègent dans la Chambre

Les députés siègent dans la Chambre


13 mars 2017 à 22h28

Il y avait peut-être de futurs politiciens, journalistes ou militants franco-ontariens dans les couloirs de l’Assemblée législative la semaine dernière.

Qui sait quelles vocations une telle semaine peut éveiller dans le cœur des 80 jeunes qui ont participé à la 11e édition du Parlement jeunesse francophone de l’Ontario (PJFO), organisé par la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO). Cette initiative permet aux adolescents de se retrouver et de partager une expérience enrichissante et unique.

Pendant cinq jours, des élèves de 14 à 18 ans ont eu l’opportunité de rencontrer des députés et découvrir différentes facettes du jeu politique. En choisissant d’interpréter un député, un journaliste ou un membre d’ONG, les élèves avaient le choix de l’impact qu’ils souhaitaient laisser au terme de cette expérience.

En chambre avec les députés

Camelia Skaf (16 ans), Clémence Thabet (17 ans) et Pascal Hoque (15 ans) se sont eux laissé tenté par le rôle de député: «J’ai choisi d’être députée, car, à l’inverse des ONG ou des journalistes qui se contentent de réagir à l’action, les députés la vivent», explique Camelia. C’est un sentiment que partagent ses deux compagnons, pour qui les députés sont les points culminants de tout ce qui l’entoure.

Répartis en trois partis, ces députés avaient pour mission de débattre en chambre trois projets de loi portant sur des sujets aussi divers que l’écologie, la taxe de vente en détail ou encore le don d’organes et de tissus.

Lors des différentes sessions de débat, les députés en herbe se sont rendu compte de la difficulté de ce métier. «Tout l’intérêt, c’est de trouver des consensus, avec les ONG, avec les autres députés de son parti et avec les autres députés de la Chambre afin de trouver un juste milieu», développe Clémence Thabet.

Profession journaliste

Un second groupe a pu s’exercer au métier de journaliste. Au programme: conférence de presse, émission de radio, visite des locaux de Radio-Canada et rencontre avec le journaliste Étienne Fortin-Gauthier de TFO.

Pablo Mhanna-Sandoual (17 ans) et Sandra Malisse (16 ans) y ont vu l’opportunité de découvrir ce métier, à la fois adoré pour son rôle de chien de garde de la démocratie, mais aussi détesté par certains politiques.

Ils se sont tous les deux retrouvés dans la peau d’animateurs radio en enregistrant une émission. «Quand tu mets ton casque, que tu as le micro face à toi, c’est comme si tu entrais dans un autre monde», livre la jeune fille. «C’est beaucoup de travail, tu dois savoir quand lancer les magnétos et quand reprendre l’antenne. Il faut être très créatif.»

Les ONG s’en mêlent

Il n’y a pas que les journalistes qui viennent mettre leur grain de sel: les ONG ont aussi leur rôle à jouer. Pour Jennica Thomas (17 ans) et Joy Chamoun (16 ans), les ONG servent à mettre la pression sur le gouvernement.

«Je rêve de devenir avocate, et participer au PJFO m’a permis de réaliser que les ONG ont un véritable impact sur l’action politique», explique Jennica Thomas.

Francophonie ontarienne

Comme le soulève sur Twitter la ministre déléguée aux affaires francophones, Marie-France Lalonde, ces étudiants pourraient bien être une «relève francophone dynamique et prometteuse» et les «leaders de demain».

Ils se trouvent que l’ensemble de ces jeunes se sentent impliqués dans la préservation de notre langue en Ontario, mais aussi préoccupés par son recul: «Le problème avec la population franco-ontarienne, c’est qu’elle est très dispersée. Le PJFO nous permet de nous rassembler sous le thème de la politique. Ça nous permet de représenter cette jeunesse, d’avoir la chance de s’exprimer et de faire valoir nos enjeux», contaste Pascal Hoque.

Une situation aussi évoquée par Joy Chamoun, qui explique que les jeunes n’ont pas l’habitude d’avoir ce genre d’activité en français. Cette opportunité qu’offre le FESFO est une chance pour elle ainsi que pour tous les autres participants.

Nous saurons donc dans quelques années si ces jeunes occuperont les sièges de Queen’s Park ou seront les nouveaux visages de la télévision francophone… bien que certains savent déjà qu’ils ne choisiront pas ces voies.

Inscrivez-vous à nos infolettres gratuitement:

Récemment

Restez à jour dans votre propre fil d'actualité

Incursion en terre berbère

La vallée de l'Ourika dans les Monts Atlas au Maroc.
Dans la vallée de l’Ourika
En lire plus...

15 janvier 2018 à 10h00

Isabelle Fleury à L’heure de pointe

Isabelle Fleury
De Sudbury à Toronto
En lire plus...

15 janvier 2018 à 9h30

Une nouvelle Clinique de psychothérapie francophone

Monique Ryan, Isabelle Bonsaint, Catherine Desjardins.
Trois Torontoises passionnées
En lire plus...

15 janvier 2018 à 9h00

Une nuit de débats sur le sommeil

Un débat dans le cadre de la Nuit des idées à Berlin l'an dernier.
Une initiative française mondiale à l’Université de Toronto
En lire plus...

15 janvier 2018 à 8h00

Ne pas être Kathleen Wynne: le principal atout de Patrick Brown?

Patrick Brown
Élections en Ontario le 7 juin
En lire plus...

15 janvier 2018 à 7h00

Les Libéraux misent gros sur le salaire minimum

HotBlack Coffee au 245 rue Queen Ouest.
La campagne des élections du 7 juin est commencée
En lire plus...

15 janvier 2018 à 6h00

L’examen théorique de conduite en arménien

permis-de-conduire-g1
21e langue
En lire plus...

15 janvier 2018 à 5h30

Les absents ont toujours tort?

Résultats de recherche d'images pour « empty teacher desk »
Un milliard économisé ici, un milliard encourru là...
En lire plus...

15 janvier 2018 à 5h00

La variété met du piquant dans la vie

Steve Zinger et Rob Bianchin dans leur entrepôt de Blendtek, qui abrite des centaines d’ingrédients, comme de l’huile de tournesol biologique à haute teneur en acide oléique. (Photo: Kinsey Winger)
Protéine de chanvre et de citrouille, farine de céréales anciennes, huile de tournesol, sirop de riz brun...
En lire plus...

15 janvier 2018 à 1h00

Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt?

C'est plutôt le nombre d'heures et la qualité du sommeil qui comptent. (Photo: Wattanaphob | Dreamstime)
C'est plutôt le nombre d'heures et la qualité du sommeil qui comptent
En lire plus...

14 janvier 2018 à 13h00

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur