Queen’s Park s’ouvre à la jeunesse francophone

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C’est une grande première en Ontario. Pour la première fois, un contingent d’élèves d’écoles secondaires francophones de toute la province a été invité à porter le chapeau de député. Pendant quelques jours, ils ont découvert le difficile métier d’élu. Et ironie du sort pour la francophonie canadienne, c’est dans la situation d’un gouvernement minoritaire que s’est déroulée la simulation.

«Il faut stimuler la conscience politique de nos jeunes, développer leur capacités de leadership et préparer la relève.» La perspective de Jean-Marc Lalonde, député de Glengarry-Prescott-Russel, est ambitieuse. Le projet dont il est à l’initiative l’était également.

La semaine dernière, les 50 étudiants franco-ontariens qui se sont essayé au quotidien du Parlement de l’Ontario ne l’ont pas déçu. «Énergiques, passionnés et pertinents», aux dires du député, ils ont relevé avec aisance le défi qui leur était proposé. Car cette mission de quatre jours dans les locaux de Queen’s Park ne consistait pas seulement à observer le parlement en action, mais induisait une participation active de leur part.

Dès leur arrivée à Toronto mardi, les jeunes parlementaires ont participé à divers ateliers de formation en préambule aux simulations de séances à venir. L’occasion de former les groupes qui ont siégé au sein du parlement.

Le mercredi, entre deux ateliers, ils ont assisté à une séance parlementaire classique, afin d’en décrypter le fonctionnement.

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Un premier pas qui les a préparés au gros morceau de cette semaine, le jeudi, avec les premiers débats en chambre. Trois propositions de loi ont été évoquées, portant respectivement sur le don d’organes, les écoles écologiques et l’alimentation dans les cafétérias scolaires.

Afin de «reproduire avec le plus de fidélité les conditions de travail des parlementaires ontariens», comme le souligne Andrew Carricato, coordinateur du projet pour la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO), les 50 élèves participants se sont répartis en trois groupes, à savoir députés, journalistes et représentants d’ONG.

Jean-Marc Lalonde, très satisfait de l’expérience, espère que le projet va prendre de l’ampleur dans les années à venir: «Pour la prochaine édition, nous comptons faire venir beaucoup plus d’élèves. Il existe 87 écoles secondaires francophones en Ontario, et nous n’en avions ici que 33 de représentés.»

«C’est un début prometteur, mais dès l’année prochaine, nous pouvons espérer encore mieux», ajoute M. Lalonde.

Et plus encore qu’un succès ponctuel, il y voit une vraie perspective de renouvellement de la classe politique francophone: «C’est à travers ce genre d’initiatives que l’on donne à nos jeunes l’opportunité de s’intéresser à la politique… et pourquoi pas susciter des vocations. C’est important de préparer la relève, et si elle peut être francophone…»

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