La France, un pôle d’idées alternatives pour l’Ontario

Le nouveau consul de France à Toronto, Tudor Alexis

Le consul général de France en Ontario et au Manitoba, Tudor Alexis.
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Les gens insatisfaits de l’offre culturelle, technologique ou économique torontoise ou nord-américaine, ou simplement curieux d’en connaître d’autres, ont raison de se tourner vers la France.

Car la France est «un pôle d’idées et de valeurs alternatives» intéressantes, de solutions originales et d’artistes différents, fait valoir le nouveau consul général de France à Toronto, Tudor Alexis, qui rendait visite à L’Express ce 30 octobre.

Toronto, une métropole de classe mondiale

Et comme les Torontois, qui devraient associer la France à bien d’autres produits et innovations que les seuls vins et parfums, les Français, eux, devraient considérer Toronto comme une plaque tournante technologique et culturelle de même envergure que San Francisco et New York.

Arrivé fin août dans la métropole canadienne avec son épouse et leur fille (tandis que leur fils poursuit ses études en France), M. Alexis est à l’aise dans la «diversité» torontoise, étant originaire de Pondichéry, l’ancien comptoir français des Indes dans le Sud-Est du pays.

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Parcours atypique

Parlant le tamoul, le malayalam et l’anglais, il ne s’est intéressé au français (à l’Alliance française) qu’à l’âge de 17 ans, ayant appris que sa mère avait droit à la nationalité en vertu de l’ancienne loi coloniale. Il parle aussi italien et maltais.

Son parcours est donc très atypique pour un diplomate français… mais il croisera sûrement une foule de Torontois aux histoires comparables.

Il dit d’ailleurs ne pas se sentir «minoritaire» à Toronto, même en tant que francophone. «C’est une ville magnifique où tout semble possible.»

Dossiers avec le Canada

Il s’émerveille même de Winnipeg, qu’il a visitée parce que le territoire de son consulat couvre l’Ontario et le Manitoba… et il a hâte de se rendre à Sudbury.

M. Alexis connaissait déjà le Canada pour avoir travaillé avec des Canadiens, à Paris, sur l’Accord de 2015 sur le climat, et en 2018 sur le CETA, l’entente de libre-échange Canada-Europe.

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Multiplier les échanges

Sa tâche principale est d’aider les quelque 30 000 Français de l’Ontario et du Manitoba à bien vivre au Canada. Mais il se donne aussi la mission d’éveiller les Ontariens aux réalités et aux possibilités qu’offre la France dans tous les domaines.

Déjà, se réjouit-il, plusieurs grands événements comme le Festival international du film de Toronto, le Festival d’animation et de la bande dessinée, les musées, la Nuit blanche font venir des artistes français et programment des productions françaises.

«Il faut aussi que ça se fasse dans le domaine de la haute technologie, de la médecine, du commerce…»

Relever les attentes

Quelques grosses entreprises françaises sont bien implantées à Toronto, mais les moyennes et petites entreprises, comme les individus (majoritairement diplômés et talentueux: il en arrive un bon millier par année à Toronto), créent aussi des emplois et participent à la croissance de la province.

Tudor Alexis veut donc «multiplier et relever les attentes» de l’Ontario envers la France, et de la France envers l’Ontario.

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