La FCFA demande des engagements sur l’avenir de CBC/Radio-Canada

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Alors que les travaux reprennent au Parlement, la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada enverra cette semaine à tous les députés et sénateurs une lettre leur demandant de manifester leur appui à CBC/Radio-Canada.

La FCFA tient à ce que les parlementaires spécifient, en ce début d’année d’élections, comment leur parti entend garantir l’avenir à long terme d’un diffuseur public qui s’effrite de plus en plus rapidement.

«Pour beaucoup de francophones vivant dans nos communautés, Radio-Canada est la seule source de programmation locale en français, tant à la télévision et à la radio que sur Internet», déclare la présidente de la FCFA, Marie-France Kenny.

«Si Radio-Canada venait à disparaître, à plusieurs endroits, il n’y aurait tout simplement plus de programmation locale en français. Ce n’est plus un scénario fantaisiste que l’on décrit là, mais bien une possibilité réelle», croit-elle.

La FCFA note que la semaine dernière, le Nouveau Parti démocratique de Thomas Mulcair a déjà annoncé des engagements précis à l’égard du financement et de la structure de gouvernance de CBC/Radio-Canada.

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La Fédération «apprécie ce geste d’appui au diffuseur public» et estime qu’il s’agit d’«un pas dans la bonne direction»; elle espère que les autres partis feront de même.

Cependant, face à ce qu’elle décrit comme «la fragilisation croissante du diffuseur public», la FCFA prône aussi un moratoire immédiat sur les coupures annoncées par CBC/Radio-Canada dans sa stratégie quinquennale 2015-2020.

La Fédération réclame également la mise sur pied d’une commission indépendante chargée d’entendre les citoyens et de faire rapport, notamment, sur le rôle du diffuseur public au XXIe siècle et sur la capacité de CBC/Radio-Canada de s’acquitter de son mandat avec ses ressources actuelles.

«À notre avis, on est en train de démanteler des pans entiers de CBC/Radio-Canada sans avoir même demandé aux Canadiens et aux Canadiennes ce qu’ils en pensaient. Il est temps d’avoir une vraie conversation nationale sur l’avenir de notre diffuseur public», souligne Mme Kenny.

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