La controverse sur Madeleine Meilleur ne faiblit pas

L'ex-ministre des Affaires francophones Madeleine Meilleur a été députée provinciale d'Ottawa-Vanier de 2003 à 2016.
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Le processus qui a mené à la nomination récente de l’ex-ministre libérale ontarienne Madeleine Meilleur au poste de commissaire aux langues officielles ne fait toujours pas l’unanimité autour de la table de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA), le lobby des francophones hors Québec, qui est possiblement la partie la plus intéressée à cette nomination.

Ce jeudi 25 mai, la discussion au conseil d’administration de la FCFA «a permis de constater que ce processus ne fait toujours pas consensus au sein des communautés francophones et acadiennes», rapporte l’organisme. Et les membres «s’inquiètent de l’impact de cette situation sur les citoyens de langue française qui vivent en milieu minoritaire».

«Le fait que ce processus soit perçu, par une part importante de l’opinion publique, comme ayant mené à un choix partisan, demeure le nœud du problème.» On sait que la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, a participé à la sélection finale. Or, ce ministère, directement responsable des programmes de promotion des langues officielles, est toujours sous la loupe du commissariat.

Immédiatement décriée par les partis d’opposition Conservateurs et NPD, la nomination d’une autre Ontarienne déplairait également aux Acadiens, qui estimeraient que c’est à leur tour d’avoir un ou une commissaire provenant de leur communauté.

«Aux yeux des organismes membres de la Fédération, le ou la commissaire aux langues officielles est plus qu’un simple agent du Parlement et un chien de garde; il est aussi, souvent, le dernier recours des francophones lorsque leurs droits linguistiques sont lésés», indique encore la FCFA.

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Il est donc «justifié», explique-t-on, de se questionner sur les effets à court et long terme «sur l’intégrité d’une institution qui revêt une importance primordiale pour les communautés francophones en situation minoritaire».

La FCFA demande une rencontre avec le Premier ministre Justin Trudeau afin de «clarifier de quelle manière le gouvernement prévoit protéger l’intégrité de la fonction de commissaire aux langues officielles».

Si sa nomination est validée par le Parlement, où les Libéraux sont majoritaires, Madeleine Meilleure succéderait au journaliste Graham Fraser, qui a quitté ce poste l’automne dernier après un mandat de 10 ans.

Mme Meilleur a passé un quart de siècle à l’avant-scène politique, d’abord comme conseillère municipale à Ottawa, puis comme députée et ministre à Queen’s Park, sous Dalton McGuinty et Kathleen Wynne, dont 13 ans comme ministre des Affaires francophones.

Des candidats pour le poste de commissaire aux langues officielles, elle était sans doute la plus identifiée au Parti libéral, bien que les opinions personnelles d’autres personnalités considérées n’en sont pas très loin.

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