La communauté LGBTQ francophone de Hamilton se rencontre

Le souper LGBTQ de Hamilton le 3 mars. Photo: page Facebook du groupe
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En l’espace de quelques semaines seulement, un rendez-vous virtuel s’est transformé en rencontre réelle pour des francophones de la communauté LGBTQ de Hamilton/Burlington/Niagara. Un appel lancé sur Facebook en février a débouché sur un repas-échange le 3 mars au Centre francophone Hamilton.

Sans être très nombreuses, les personnes présentes représentaient une étonnante diversité identitaire: homme, femme, Blanc, Noir, gai, lesbienne, hétéro alliée, d’origine franco-ontarienne, québécoise, française ou antillaise, âgées d’environ 35 à 70 ans.

Souper

L’Entité 2 de planification des services de santé en français dans la région a appuyé cette première rencontre.

Elle a pris la forme d’un souper où les convives ont pu socialiser, mais surtout participer à un exercice permettant de définir leurs attentes envers ce nouveau regroupement de la communauté LGBTQ, le genre d’activités de nature à les intéresser et éventuellement le rôle qu’ils seraient prêts à assumer.

C’est le Centre francophone Hamilton qui coordonne le regroupement Facebook et qui a organisé l’activité.

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Son président, Joël Anthony Forget, n’a pas caché sa fierté: «Avant aujourd’hui, je ne me reconnaissais pas dans ma communauté francophone, au sens de pouvoir partager mes émotions. Je suis heureux que notre Centre ait pu aider à rendre cette rencontre possible. »

Un exercice brise-glace: «le nœud».

Communauté mille-feuilles

Originaire de France, Ludovic Lair est venu à ce souper-échange avec son conjoint. Il a rappelé son étonnement lors de son arrivée à Hamilton. «Je ne m’attendais pas à découvrir une collectivité francophone aussi active, une véritable communauté mille-feuilles puisqu’on y trouve une diversité étonnante.»

Pour le moment, le regroupement LGBTQ demeure seulement virtuel, mais l’idée de créer un groupe formel en personne a fait un bon bout de chemin. Ce serait le second groupe LGBTQ entièrement francophone en Ontario, après FrancoQueer à Toronto.

Des pistes d’activités telles que des soirées cinéma, des conférences, des rencontres littéraires et des randonnées ont été identifiées.

Queer et Pride

Une participation francophone à deux événements anglophones a retenu l’attention de plusieurs convives, soit les rencontres sociales de Queer Outta Hamilton les jeudis, et la journée Pride Hamilton à la mi-juin. Cette dernière activité avait été la cible de manifestants homophobes l’an dernier.

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Plusieurs ont aussi souligné l’utilité d’assurer une présence active de la communauté LGBTQ à la FrancoFEST les 19 et 20 juin prochains. C’est le Centre francophone Hamilton qui organise ce plus grand festival d’arts et de culture dans la péninsule du Niagara depuis 35 ans.

Trois participants au premier souper-échange LGBTQ à Hamilton: Jean-Rock Boutin, Julie Jardel et Joël Anthony Forget. Photo: Jason Brown

Une minorité dans une minorité

La coordonnatrice culturelle du Centre francophone Hamilton, Julie Jardel, et le cofondateur de FrancoQueer, Jean-Rock Boutin, ex-Torontois maintenant résident de Hamilton, ont assuré la logistique de la rencontre du 3 mars.

Ils jugent essentiel d’offrir «un espace positif, inclusif et sécuritaire pour les LGBTQ et leurs alliés de la région de Hamilton-Burlington-Niagara».

En Ontario, les francophones de la communauté LGBTQ forment une minorité (sexuelle) dans une minorité (linguistique). La rencontre à Hamilton démontre qu’il faut souvent mettre les bouchées doubles pour briser l’isolement.

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