La Bréhandaise: l’ascension des frères Poilbout

Marchés fermiers, mariages, repas corporatifs, associations: ils sont partout

Pascal et Martial Poilbout


19 février 2018 à 9h00

La Bréhandaise Catering est présente depuis maintenant 10 ans à Toronto, où elle propose des services de traiteur. Ses cuisines sont situées à l’école secondaire Monseigneur-de-Charbonnel à North York. Pourtant c’est à travers toute la métropole qu’on retrouve Pascal Poilbout, chef propriétaire, et son frère Martial, chef exécutif, armés entre autres de leurs galettières.

Aux marchés fermiers d’Evergreen Brick Works et d’Aurora, où ils confectionnent et vendent crêpes et galettes bretonnes, leur réputation n’est plus à faire. Petits et grands se bousculent au stand des deux frères, où bonne humeur, convivialité, tradition et simplicité sont le code d’honneur.

Le nom de l’entreprise vient de Bréhand, petit village de Bretagne où ils ont vécu. L’entreprise est présente dans les mariages, les repas corporatifs, associatifs ou privés, et elle sert régulièrement à l’Alliance française de Toronto, dans les soirées Apérochic et d’autres événements franco-torontois.

Mais, que ce soit clair, la Bréhandaise, ce n’est pas que la Bretagne et les crêpes. Pourtant, tout a commencé par une histoire de crêpes, de plats de mémé, et d’amour…

Site de Brick Works dans l’est de Toronto

Partir pour mieux revenir

En 2000, Pascal et son épouse Christelle s’envolent pour le Canada, où ils passent leur lune de miel. «Au retour, on savait qu’on voulait revenir. On ne savait pas si c’était pour des vacances avec les enfants, ou pour y vivre, mais on savait qu’on reviendrait», raconte Christelle.

Huit années plus tard, le couple arrive à Toronto, trois enfants et treize valises avec eux. Pascal a un diplôme de charcutier-traiteur. Pourtant, en France, il s’était spécialisé dans l’industrie pharmaceutique. L’arrivée des Poilbout au Canada est synonyme de changement de vie, et le couple a dans l’idée d’ouvrir une crêperie.

«On savait qu’il y avait beaucoup de crêperies à Montréal, on pensait que ça se développerait de la même façon à Toronto. On partait totalement vers l’inconnu», explique Pascal. Pourtant, très vite, le chef prend ses marques et c’est des clients que lui vient l’idée de sortir de ses cuisines pour faire ses crêpes.

Pascal à la crêpière

Large gamme de produits

En 10 ans, la crêperie s’est transformée en traiteur multitalents, notamment grâce à l’arrivée de Martial, le frère de Pascal, en 2013. Le chef à la formation internationale – Paris, Londres, New York et même sur des bateaux de croisière – aime cuisiner traditionnel en s’inspirant de la technique française, tout en proposant des plats très divers.

«On est arrivés avec en tête le traditionnel plat de mémé, qu’on adore, et les crêpes. Puis, face à la demande, on s’est diversifié, ça s’est fait naturellement.»

Mais les Poilbout ne sont pas qu’un duo, puisque deux autres personnes les ont rejoints, pour offrir toutes sortes de services et produits, même du vegan.

Selon Pascal, Toronto a connu une évolution ces dix dernières années en termes de qualité et de quantité de matières premières. C’est un point important pour le chef, qui tient à travailler avec des produits frais, naturels et de saison.

Rillettes de porc

Plus torontois que bretons

La bretonne Bréhandaise est donc devenue vraie torontoise, puisqu’elle s’est construite ici, influencée par les habitants eux-mêmes. «On s’est fait aux demandes locales, c’est ce qui nous a fait évoluer», explique Pascal.

«Notre diversification découle de notre adaptation. Le plat de mémé, il ne plaît qu’à ses petits enfants. Le plus important c’est de se remettre en question.» À commencer par le site web, renouvelé récemment. La Bréhandaise réinvestit les réseaux sociaux également, avec une communication plus moderne.

Les Poilbout aussi sont devenus torontois avant tout. «Le Bretagne, on y retourne en vacances, notre maison elle est ici, c’est notre vie.» Cet avis est partagé par leurs trois enfants, tous partis en études universitaires en France, et revenus à Toronto par la suite.

Pascal, que Christelle surnomme «Monsieur Projet» et qui a «1000 idées à la minutes» ne compte pas en rester là, et a pleins de projets pour étendre son entreprise, à suivre…

Saumon

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