Des crêpes bretonnes à Toronto


27 juillet 2010 à 12h59

Au 942 de la rue Queen Ouest se trouve un petit coin de Bretagne. Tout y est: le drapeau, la musique, le décor… et surtout les crêpes. Depuis deux ans et demi, Pascal Poilbout propose aux Torontois de découvrir les fameuses crêpes bretonnes, réalisées dans la plus grande tradition.

Crêpe au sarrasin, au froment, galette… Passer la porte de la Bréhandaise vous transporte en Bretagne. On pourrait presque sentir l’air marin qui vous titille les narines. Il ne manque que le bignou, un instrument breton typique.

Le patron des lieux, Pascal Poilbout a créé cette crêperie il y a deux ans, pour faire découvrir aux Torontois les vraies crêpes bretonnes, sans gluten et à base de froment ou de sarrasin.

«Je viens d’un petit village de Bretagne, de Bréand. On cuisine des crêpes depuis toujours dans ma famille. On peut dire que je suis né le nez dans la pâte!». La pâte est donc faite-maison et les crêpes sont toutes cuites sur place. C’est d’ailleurs la marque de fabrique de la maison.

Les grands classiques

Ce n’est pas évident de faire connaître les crêpes traditionnelles bretonnes aux Torontois.

«Elles sont souvent considérées comme des desserts alors que la crêpe au sarrasin est un plat, et c’est très copieux», explique Pascal.

Il a donc adapté certaines recettes pour plaire davantage aux Canadiens.

«Nous avons une crêpe spéciale, la Bréhandaise, à base de ratatouille et de poulet. Car les Canadiens sont très friands de poulet.»

Mais la plupart des recettes restent très traditionnelles, comme la complète à base d’œufs, de fromages et de jambon, une crêpe bretonne par excellence. Ou encore celle au caramel salé, qui fait un malheur parmi la clientèle.

Pascal s’est aussi mis à l’heure des brunchs avec des menus spéciaux aux fins de semaines. Les prix varient entre 6 et 15 $ et un menu à 25 $ devrait bientôt voir le jour sur la carte.

Fier de sa région

À travers sa crêperie, Pascal veut aussi faire connaître sa région, car on ne peut pas réduire la Bréhandaise à la simple appellation «restaurant français», c’est avant tout un restaurant breton!

«Beaucoup ne savent pas où se situe la Bretagne, j’en profite pour leur faire découvrir cette région», souligne le restaurateur.

Et finalement, Toronto n’est pas si éloigné de sa Bretagne natale. «Je suis un paysan dans l’âme, je retrouve au Canada la nature et les grands espaces. C’est ce qui nous a plu et on a donc décidé de s’y installer durablement avec ma famille.»

Il a quitté la région parisienne et sa grisaille sans regret et a posé ses valises à Toronto avec son épouse et ses trois enfants.

Ouvrir une crêperie lui rappelle non seulement ses origines, mais aussi son premier métier: charcutier.

Quant au quartier Queen Ouest, Pascal Poilbout y est arrivé par hasard, en cherchant un local.

«C’est un avantage d’être ici, c’est très branché et le quartier est en plein mouvement. En plus nous avons un patio, on peut manger dehors les jours de beau temps», détaille Pascal.

Il envisage à présent d’agrandir sa salle pour accueillir davantage de clients l’hiver. En attendant, Pascal part en vacances quelques jours en France et ramènera peut-être de nouvelles idées pour sa carte.

Informations : La Bréhendaise, 942 rue Queen Ouest. www.labrehandaise.com Fermé du 28 juillet au 6 août inclus.

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