La bonne femme, de Jasmine Dubé, au TfT

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«C’est une itinérante, on ne sait pas d’où elle vient, on ne sait pas où elle va.» La bonne femme, de et avec Jasmine Dubé, se promènera pourtant au Théâtre français de Toronto (TfT) du 10 au 12 avril. Une pièce pour enfants poétique, mise en scène par Martin Faucher, qui s’installe à Toronto après 200 représentations et une tournée en Europe.

Une femme solitaire, sortie du fond des âges, se balade avec Lélé, son éléphant malade. Le soir elle lui conte des histoires «faites de nuages et de neige, de grognes et de chatouilles, de chagrins d’enfants et d’une étoile filante». Puis avec le jour elle se lève et continue sa marche vers le néant.

«Je voulais présenter un personnage rebutant, raconte Jasmine Dubé, pour que les enfants aillent au-delà des apparences.» Au fur et à mesure de sa promenade infinie, la sorcière se révèle ainsi être une «bonne femme». Le scénario montre aux enfants qu’«il y aura toujours quelqu’un sur ta route, pour t’aider, te guider. Et pas nécessairement celui qu’on croit. Et puis, tous les personnages sont créés par la sorcière».

Mais celle qui est aussi l’actrice de la pièce ne se focalise pas sur un quelconque message. Libre comme le vent, l’héroïne souffle simplement quelques contes pour qui veut bien les entendre.

Avec pour instrument la poésie, elle-même inspirée par l’observation des enfants. À commencer par le fils de Jasmine Dubé, qui lui fit remarquer un jour la ressemblance entre une corne de rhinocéros et un croissant de Lune. Il aura d’ailleurs fallu neuf mois pour mettre le spectacle au monde. «Les enfants dessinent toujours des bonshommes, ajoute-elle. Je me suis juste demandé ce que pourrait être une bonne femme».

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Écrite en 1995, la pièce a remporté les Masques de la production de l’année Jeunes Publics, du texte original et de la mise en scène, décernés par l’Académie québécoise du théâtre en 1996.

Touche-à-tout, Jasmine Dubé est auteure, scénariste, metteuse en scène, comédienne et directrice artistique du Théâtre Bouches décousues de Montréal. Une polyvalence qui sert forcément la cohérence du spectacle.

Plusieurs de ces créations sont d’ailleurs présentées dans tout le Canada, aux États-Unis, en France, en Belgique, en Suisse et au Portugal. En 1998, elle a reçu la médaille d’argent du Rayonnement culturel de la Renaissance française, et la même année le prix Arthur-Buies pour l’ensemble de son œuvre.

La bonne femme sera présentée au théâtre de la rue Berkeley le 12 avril à 14h, et en matinée scolaire les 10 et 11 avril. Billets au 1-800-819-4987: adulte 21 $ pour les enfants et 13 $ pour les étudiants.

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