Influence du milieu et de l’époque

Michel Langlois, La Vie avant tout, tome 1. Le destin en marche, roman, Montréal, Éditions Hurtubise, 2020, 336 pages. 24,95 $.
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Ancien généalogiste aux Archives nationales du Québec, Michel Langlois est l’auteur d’au moins quatre sagas, chacune en quatre ou cinq tomes. Ses romans se sont vendus à plus de 260 000 exemplaires. Il nous présente le premier tome d’une nouvelle saga : La Vie avant tout – 1. Le destin en marche.

L’histoire se déroule entre l879 et 1903. Les personnages sont tellement nombreux que l’auteur a cru bon de dresser une liste au début du roman. Il y ajoute aussi une douzaine de personnalités, dont l’écrivain Louis Fréchette et l’artiste-architecte Napoléon Bourassa.

Destin

Nous suivons Roméo Marion, 21 ans, qui quitte L’Islet après la mort de sa mère, laissant derrière lui son père alcoolique et ses jeunes sœurs. On lui a toujours dit que le destin de chacun est tracé d’avance, que nous n’y échappons pas, quoique nous fissions.

Menuisier, Roméo trouve rapidement du travail comme tailleur de bardots près de Montmagny. La fille du patron lui apporte de l’eau et un goûter. Gloria est encore jeune mais Roméo la trouve de son goût et c’est réciproque. Lorsque l’engagé quitte, elle glisse un anneau tressé avec ses cheveux et un billet doux disant qu’elle l’attendra pendant cinq ans…

Quand les choses vont bien – un contrat de menuiserie, une commande de sculpture –, Roméo se dit que la Providence veille sur lui. Quand, à la fin d’un travail, il a parfois juste assez d’argent pour coucher deux soirs à l’auberge et se payer quelques repas, le jeune homme se demande si nous pouvons tenter de faire dévier ce tracé du destin en étant proactif.

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Rencontres

L’auteur fait en sorte que son protagoniste rencontre toujours une personne qui le dirige vers un éventuel contrat de menuiserie. Roméo s’interroge néanmoins sur son destin. «Chacun, me dis-je, trace sa voie. Je dois, moi aussi, trouver la mienne. Je ne passerai pas le reste de mes jours à bûcher et construire des camps. Je suis capable de mieux, mais quoi?»

Roméo rencontre le fameux sculpteur Louis-Philippe Hébert qui remarque son doigté et qui ne tarde pas à lui confier des travaux mineurs, puis plus considérables comme l’ornementation du chœur de la cathédrale d’Ottawa.

Quand il s’installe dans un village pour travailler le plus souvent à l’ornementation d’une chapelle, Roméo découvre les mystères et les légendes de l’endroit et trouve cela sans doute agréable, mais il finit souvent par se sentir à l’étroit dans un bled trop reculé.

Nouvelle famille

À 39 ans, Roméo sent qu’il ne vit pas, qu’il piétine. «Que me réserve l’avenir? Je dois découvrir une manière de donner un sens à mon existence.» Après la mort de son épouse Gloria et de deux enfants dans un incendie, il rencontre une autre douce moitié et s’installe à Saint-Jean-Port-Joli.

Le bonheur d’une nouvelle famille et la sculpture de bas-reliefs vont donner un sens à son existence. Il en conclut que «nos vies sont ainsi faites. Nous subissons l’influence de l’endroit et de l’époque qui nous ont vus naître.»

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