Immigration, intégration: mieux vaut en rire

Passerelle Idole

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Samedi 14 juin, La Passerelle I.D.É. organisait pour la deuxième année consécutive sa soirée de jeunes talents Passerelle Idole.

Un curieux sosie de Pharell Williams, quelques années en moins, fait son apparition sur scène. C’est Enzo, notre animateur de la soirée, qui reprend le désormais cultissime tube Happy afin de commencer ce show sous le signe de la joie et de la bonne humeur.

«Voyager du Canada à l’Afrique, en passant par l’Argentine», voilà le programme de la soirée pour un public impatient de découvrir la suite.

Sur scène, ce sont des dizaines de jeunes pris en charge par l’association qui se relaient pour enchaîner les performances. Depuis maintenant quatre mois, ils ont travaillé tous les weekends, «et tard le soir!», pour préparer ce spectacle mêlant danse, chant et théâtre.

Pour le pendant théâtral de la soirée, c’est une pièce entière qui a été imaginée par les jeunes et leurs intervenants lors des derniers mois. Interprétée avec malice et envie, l’intrigue reprend les déboires auxquels les nouveaux arrivants francophones peuvent être confrontés lors de leur arrivée au Canada.

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Entre différences culturelles et difficultés à trouver un emploi, l’expérience décrite par les jeunes comédiens n’est pas toujours facile. La Passerelle travaille d’ailleurs principalement à l’intégration des nouveaux arrivants francophones.

C’est cependant avec humour que les jeunes ont décidé de traiter le sujet, pour le plus grand plaisir des spectateurs qui n’hésitent pas à rire des malheurs de la pauvre Binta, personnage principal de cette comédie.

Le message de cette soirée? Selon Léonie Tchatat, fondatrice et directrice de la Passerelle, «rien n’est facile, mais on peut tout réussir si on le veut vraiment».

Et ce n’est pas ces jeunes artistes qui la feraient mentir: en quatre mois, ils ont appris à chanter, à mettre des chorégraphies sur pieds, à monter une pièce théâtre et même à danser le tango pour certains!

«Maintenant c’est à nous, les moins jeunes, de nous assoir, d’apprendre et d’écouter ce qu’ont à nous dire nos jeunes», conclut Léonie Tchatat. Une belle leçon de volonté donc, pour cette soirée placée sous le signe du multiculturalisme et de la fête.

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