Il y a 40 ans, Montréal était en liesse

Roger Taillibert, Le Parc olympique de Montréal, The Olympic Park in Montreal, Croquis, Sketches, Somogy Éditions d'Art, 2016, cartonné contrecollé, 24,6 x 28 cm, 160 pages.
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Le déroulement des Jeux olympiques de 2016, de la XXXIe Olympiade de l’ère moderne, à Rio de Janeiro au Brésil, nous invite à faire un petit retour en arrière en direction de Montréal. Il y a 40 ans en effet, la deuxième ville la plus peuplée du Canada accueillait, dans une atmosphère festive qui lui est propre, les Jeux olympiques d’été de 1976, ceux de la XXIe olympiade.

Pour accueillir ces Jeux, la ville devait évidemment se doter d’installations sportives adéquates, en particulier d’un Stade olympique à la hauteur de l’événement et de la réfutation de la ville. Le maire de Montréal, Jean Drapeau (1915-1999) à cette époque,, s’est beaucoup investi dans l’organisation de ces Jeux.

Le Stade olympique lui-même constituait un élément important de ces installations et méritait donc une attention particulière. Au terne d’un concours dont le processus semble complexe et difficile à déterminer exactement, si l’on se base sur ce que disent — ou ne disent pas — les sites Internet qui le concernent, c’est l’architecte français Roger Taillibert qui a été retenu.

L’architecte

Roger Taillibert est né dans un village français en 1922. Il s’est spécialisé en étudiant à l’École du Louvre située à Paris dans une aile du palais du Louvre.

C’est un établissement d’enseignement supérieur qui procure une formation en histoire de l’art, archéologie, épigraphie, histoire des civilisations, anthropologie et muséologie. Taillibert a également étudié l’architecture à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.

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«Il a consacré sa carrière à construire pour le sport et dans l’esprit du sport, l’esprit du record à atteindre, en tirant des matériaux et des techniques le maximum de ressources utiles et expressives; faire de l’art par les moyens de la technique.»

On lui attribue une cinquantaine de réalisations d’importance traduisant cette conception architecturale: centre de natation, centre d’entraînement préolympique, stade du Parc-des-Princes à Paris, centres couverts de natation (Chamonix-Mont-Blanc, Saint-Mandé), piscine olympique à Kirchberg (Luxembourg), et bien d’autres.

«Je travaille essentiellement avec des courbes, car je ne crois pas à la ligne droite faite pour le rangement. La courbe, c’est le dynamisme. C’est aussi un peu de la sculpture. Il y passe de l’énergie…»

Les honneurs

Roger Taillibert a été élu à l’Académie des beaux-arts de Paris en 1983 puis président de cette Académie en 2004 et 2010,et toujours en 2010, président de l’Institut de France, une institution qui regroupe l’Académie française (40 membres), l’Académie des inscriptions et belles-lettres (55 membres), l’Académie des sciences (262 membres), l’Académie des beaux-arts (59 membres) et l’Académie des sciences morales et politiques (50 membres).

Il est aussi membre de l’Académie des sports et le fondateur de l’Agence d’architecture Taillibert International.

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Le Stade olympique

Roger Taillibert édifie un stade omnisport ellipsoïdal couvert, en béton préfabriqué, de 65 000 places, ouvert au centre et surmonté d’une tour inclinée de 175 mètres de hauteur: la plus haute au monde.

Mais l’édifice est doté d’un toit rétractable qui posera des problèmes. Une étude est toujours en cours pour la pose d’un troisième toit à la suite du déchirement de la toile au cours de l’hiver 1999.

La Régie des installations olympiques proposerait un toit fixe et souple – une facture d’environ 215 millions – pour permettre une utilisation optimale du stade. Le coût de construction du Stade de 1,47 milliard de dollars aurait été complètement réglé en 2006.

Un livre d’art

Pour accompagner le 40e anniversaire des Jeux olympiques d’été de Montréal, les Éditions Somogy ont publié un ouvrage qui permet de découvrir à travers les dessins et croquis de Roger Taillibert tout le processus de réflexion et d’élaboration concernant cet édifice, devenu le lieu emblématique de la vie sportive et du tourisme à Montréal, un bâtiment qui a accueilli plus de 67 millions de visiteurs depuis son inauguration.

«Il sautera aux yeux du familier de la ‘chose’ architecturale comme du néophyte que les esquisses taillibertiennenes exposées dans ce recueil, outre leur fulgurante beauté, magnifient les couleurs chatoyantes qui sont ici privilégiées…», lit-on dans l’introduction.

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Et il n’y a pas que les couleurs qui sont privilégiées: sur 160 pages, 4 seulement sont consacrées à un court texte explicatif en français et en anglais. Toutes les autres sont dévolues aux esquisses en couleur d’un Taillibert véritable peintre, avec une courte indication du sujet.

C’est une révélation sur la façon de travailler de l’architecte, ce que l’on ne voit jamais, car on nous montre habituellement un bâtiment terminé et non son processus d’élaboration. Dans ces pages, on entre de plain-pied dans les mystères de la conception architecturale, dévoilée pour une fois.

Il n’est que de tourner les pages pour voir s’ériger une tour qui au fil des couleurs surgit droite, puis se penche, s’oriente, surplombe un ensemble ovoïde qui lui-même se structure… et vous avez un stade.

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