Helsinki, où le suédois et le finnois se rencontrent

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Si vous croisez du suédois et du finnois, vous êtes probablement à Helsinki, capitale de la Finlande, pays bilingue, où vous pouvez vous procurer un journal dans l’une ou l’autre de ces langues, Helsingin Sanomat ou Hufvudstadsbladet, par exemple.

Le suédois est une langue germanique, le finnois est une lange finno-ougrienne, venue des steppes de Sibérie, comme le hongrois ou l’estonien.

Entre la Suède et la Russie

L’histoire complexe et mouvementée de la Finlande (Suomi en finnois, Finland en suédois) explique cette juxtaposition.

Les premiers habitants de cette région y sont arrivés il y a environ 10 000 ans, en provenance de l’Est, et du Sud, de la région connue actuellement comme celle des États baltes. Le finnois proviendrait des langues de ces populations, avec tous les aménagements de leur évolution historique.

Pendant 600 ans, le territoire de la Finlande a fait partie de la Suède, du Moyen Âge environ jusqu’au début du XIXe siècle.

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Au cours de cette période, la Suède et la Russie se sont souvent affrontées pour contrôler l’est de la Suède. En 1809, toute cette région est passée sous le régime russe du tsar Alexandre Ier par le traité de Fredrikshamn.

Mais, contrairement à l’époque suédoise, ce territoire devient un grand-duché autonome de l’empire russe, avec pour capitale Helsingfors (devenue Helsinki en 1917) en 1812 et c’est à partir de cette époque que la ville commence à croître en influence. L’université fut également déplacée de Turku, capitale du temps du royaume suédois, à Helsinki en 1828.

Convoitée par Staline

Vers la fin de la Première Guerre mondiale, le Parlement finlandais approuve une déclaration d’indépendance le 6 décembre 1917. La Finlande est alors devenue un pays indépendant et Helsinki capitale de la nouvelle république.

Mais l’indépendance de la Finlande ne l’aura pas empêchée de connaître les affres de la guerre. Staline décide de récupérer cet ancien territoire de l’empire russe et l’armée soviétique attaque la Finlande au Sud, au centre et au Nord en novembre 1939. C’est la guerre d’Hiver, une attaque générale qui devait durer 10 jours, d’après le général soviétique.

Il n’en fut rime et les Finlandais infligèrent de lourdes pertes aux Soviétiques. Mais faute de matériel, la Finlande signe un traité de paix le 12 mars 1940, en perdant les riches terres de Carélie (19% de son territoire). Lors de l’attaque allemande contre l’URSS en 1942, la Finlande s’efforce de récupérer ses territoires perdus, c’est la guerre de Continuation.

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Neutralité

La défaite allemande en URSSS oblige la Finlande à signer une paix séparée avec l’URSS. Elle doit attaquer l’armée allemande qui se trouve au nord du pays. Elle perd la Carélie et le couloir de Petsamo qui lui donnait accès à l’Océan Arctique.

Passée ainsi dans le camp des Alliés, elle ne sera pas annexée par Staline, comme le seront les pays baltes.
Devenue neutre, la Finlande adhère à l’Union européenne le 1er janvier 1995 et adopte l’euro le 1er janvier 1999. Contrairement aux pays baltes, elle ne fait pas partie de l’OTAN.

Verdure

C’est Gustav Vasa, roi de Suède de 1523 à 1560, qui a fondé Helsingfors en 1550. Peu connue des visiteurs étrangers, la rivière Vantaanjoki est l’un des grands atouts de charme d’Helsinki, avec des rapides (fors en suédois) bordant le quartier de Vanhakaupunki (la «ville ancienne»), sur le site exact où Helsinki fut fondée.

D’une manière générale, Helsinki fait montre d’un grand intérêt pour la nature: les arbres sont nombreux, les parcs fleuris et verdoyants à la belle saison, les blocs de granit d’origine sont restés en place.

Une église dans les rochers

Un exemple curieux de cette culture, c’est l’église Temppeliaukio, l’église «dans les rochers». Si l’extérieur ne paie pas de mine, l’église est enfouie dans les rochers, l’intérieur surprend. On est entouré des parois rocheuses de plusieurs mètres de haut. Il y a même une source dont l’eau s’écoule selon les saisons et la météo. Un orgue y a sa place. C’est un ensemble étonnant à voir, même si une bonne marche est nécessaire pour l’atteindre.

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D’une vue extérieure surplombante on aperçoit le toit en cuivre qui couvre cet édifice réellement incrusté dans les rochers. En revenant vers le centre-ville, on peut faire une pause dans une excellente pâtisserie du côté droit de la rue.

Monuments

D’autres édifices retiennent l’attention. La grande cathédrale luthérienne (1830-1850), située sur la place du Sénat, toute blanche, dont l’intérieur est dépouillé. Quatre petits dômes l’entourent. En passant par le marché aux fleurs (en saison) le long du port. on gagne la cathédrale orthodoxe Ouspenski ou église russe puisque construite (1862-1868) sur ordre du tsar Alexandre II (1855-1881).

On peut vor à Helsinki d’autres monuments, le Sénat, l’université, l’hôtel de ville, le théâtre, le monument à Sibelius, des églises à flèches très élevées, de très nombreux bronzes dont semble raffoler la municipalité.

On peut gagner Helsinki directement en avion ou prendre un bateau à Tallinn pour Helsinki (2 heures), ou vice versa (L’Express, 22/02/2011). L’anglais sert de langue de communication. Bon voyage.

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