Le nom ou le programme… ou le chef?

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Réunis en congrès national à Halifax à la mi-août, plus de 1000 délégués du Nouveau Parti Démocratique devaient s’interroger sur un éventuel changement de nom du parti, mais l’idée a été abandonnée. Fondé au début des années 1960, le parti de Jack Layton n’est plus «nouveau», mais l’appellation «Parti démocrate» sonnerait trop «américaine», en plus de devenir «PD» en français!

Les membres ont eu raison de ne pas s’attarder là-dessus.

Les «Progressistes-Conservateurs» de l’Ontario ne devraient pas trop s’inquiéter non plus de la contradiction apparente contenue dans leur nom, qui leur donne au moins l’occasion d’expliquer en quoi ils sont progressistes et en quoi ils sont conservateurs… ou en quoi le progrès passe par le conservatisme.

C’est la pertinence du programme politique du parti et les qualités du chef qui comptent.

Quoique la plupart des électeurs du Parti «vert» voteraient davantage pour l’image ou le mythe qui est véhiculé par ce nom, puisque son programme reste nébuleux et son chef, surtout au niveau provincial, est souvent inconnu. Mais c’est l’exception qui confirme la règle.

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Les Libéraux ont le plus beau nom, qui s’apparente à «liberté» et qui permet toutes les mystifications, mais qui sert aussi de balise philosophique. Qui ne considère pas la liberté comme l’un des plus grands idéaux à promouvoir?

Le mot «libéral» est aussi merveilleusement bilingue, même si francophones et anglophones n’en ont plus exactement la même définition. La tradition française l’associe aux libertés individuelles (libre expression, libre choix, libre entreprise, etc.), parlant même de «néo-libéraux» en voulant décrire ceux qui souhaitent l’État le plus minimaliste et le moins interventionniste dans l’économie. Je préfère «libéraux classiques».

Ici, les anglophones préfèrent «néo-conservateurs», mais amalgament deux pulsions contradictoires: le laissez-faire en économie et la répression en matière de morale, de culture et de ce qui tombent sous la rubrique des «libertés civiles». C’est que les «liberals» américains (et canadiens-anglais) embrassent les libertés «civiles» ou «politiques» mais se méfient des libertés «économiques»: encore une contradiction.

Le plus beau succès de repositionnement marketing est le choix, par plusieurs groupuscules communistes québécois, du nom «Québec solidaire» pour leur nouveau parti. La «solidarité» est une belle valeur… sauf que les dictateurs en puissance de ce parti lui donnent ici un contre-sens parfaitement orwellien.

Aux électeurs avertis d’y voir clair et de faire les bons choix.

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