Gènes liés à l’intelligence, pas gènes de l’intelligence

Mémorial Albert Einstein du sculpteur Robert Berks, à Washington, près de l'Académie Nationale des Sciences. (Photo: Zack Lee — Flickr — Creative Commons — http://ow.ly/GEm230c4jM8)
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Une équipe internationale a annoncé cette semaine avoir identifié 52 gènes, dont 40 inédits, qui sont liés à l’intelligence. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ont découvert les gènes de l’intelligence.

La nuance, soulignée à grands traits par les chercheurs eux-mêmes, est d’autant plus importante que le sujet est controversé. En effet, s’il fut une époque où certains généticiens croyaient pouvoir un jour mettre le doigt sur «les» gènes de l’intelligence, les généticiens sont aujourd’hui les premiers à prévenir que l’environnement — la famille, l’école, la société — joue un rôle déterminant.

Comme le rappelle la revue Nature dans un éditorial accompagnant la recherche, les fausses croyances du 20e siècle à l’égard de l’intelligence ont eu un impact négatif sur les motivations de certains de ceux qui ont fait la promotion du sujet — des motivations allant, dans le pire des cas, jusqu’au racisme.

L’étude en question, parue le 22 mai, consiste en une méta-analyse: une synthèse d’études totalisant 78 000 personnes dont les génomes ont été comparés, à la recherche de corrélations entre certaines séquences génétiques et les résultats, entre autres, à des tests de Q.I.

Et corrélations il y a… même si elles n’expliquent que 5% des variations dans les résultats aux tests d’intelligence. Pour être plus précis, le but de ces recherches aujourd’hui n’est pas d’identifier les racines de «l’intelligence», tant ce concept s’est lui-même complexifié, mais les racines de concepts plus précis, comme la capacité à raisonner ou à résoudre des problèmes.

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