Frissonnez en français cet été à la cinémathèque  

Trois rétrospectives

Le cinéaste français Jean-Pierre Melville.
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La cinémathèque torontoise du TIFF gâte les cinéphiles francophones et francophiles cet été, avec non pas une, ni deux, mais bien trois rétrospectives consacrées au septième art bleu blanc rouge.

Le pays aux baguettes et bérets est en effet également le berceau de nombreux cinéastes talentueux, célèbres ou parfois moins connus du grand public nord-américain, et à l’origine d’immenses contributions au cinéma contemporain. Si l’on ne présente plus les frères Lumière, Georges Méliès, la Nouvelle-Vague ou les comédies de mœurs à la française, il est un autre genre dont nos cousins ont fait leur spécialité et qui ravit toujours et encore les spectateurs de l’hexagone: les drames criminels.

Films policiers, thrillers ou polars: la liste de chefs d’œuvres du genre est bien longue, produits entre l’après-Seconde Guerre mondiale – période ayant vu l’apogée du genre – et la fin des années soixante-dix. La cinémathèque du TIFF en a extrait les plus grandes pépites pour notre plaisir estival.

Alain Delon dans Le cercle rouge, de Melville.
Alain Delon dans Le cercle rouge, de Melville.

Melville

À partir du 29 juin, nous pourrons donc découvrir L’armée des ombres: les films de Jean-Pierre Melville, la première série de projections consacrées au maître du genre, dont le style brut et naturaliste eut une grande influence sur Jean-Luc Godard, Rainer Werner Fassbinder, Martin Scorcese ou Quentin Tarantino entre autres.

Tous les plus grands films du réalisateur (Le samouraï, Un flic et Le cercle rouge, avec Alain Delon, L’armée des ombres avec Lino Ventura et Jean-Pierre Cassel, Le doulos avec Jean-Paul Belmondo, Bob le flambeur, etc.) se succéderont au cours de l’été jusqu’au 13 août.

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Pour terminer, sera présenté le très rare et indispensable documentaire TV de 1971 Jean-Pierre Melville: Portrait en 9 poses d’André S. Labarthe, tourné pendant la préparation d’Un flic, et sorti peu avant que le réalisateur ne décède d’une crise cardiaque en 1973.

Serge Reggiani et Simone Signoret dans Casque d'or, de Jacques Becker.
Serge Reggiani et Simone Signoret dans Casque d’or, de Jacques Becker.

Panique

Du 6 juillet au 3 septembre, presque en parallèle donc, le spectateur avide de sensations fortes et de France des trente glorieuses pourra également se délecter de tueurs à gages, femmes fatales, savants fous et autres personnages étranges et maléfiques dans Panique: classiques du cinéma policier français, une série de classiques du genre.

Certains des films sont en copies nouvelles ou restaurées, tels Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle, Casque d’or et Touchez pas au Grisbi de Jacques Becker, L’homme de Rio de Philippe de Broca, Les yeux sans visage de Franju, Diva de Jean-Jacques Beynex, Le salaire de la peur et Diaboliques d’H.G. Clouzot ou encore Tirez sur le Pianiste de François Truffaut.

Kristen Stewart et Olivier Assayas.
Kristen Stewart et Olivier Assayas.

Olivier Assayas à Toronto

Dans un registre un peu différent et plus éclectique, les programmeurs de la cinémathèque rendront également hommage à un de leurs cinéastes français préférés, Olivier Assayas, dont le travail commence à être reconnu sur la scène internationale depuis quelques années, notamment grâce à une collaboration régulière avec sa nouvelle muse, Kristen Stewart.

Quelque chose dans l’air: le cinéma d’Olivier Assayas nous immergera dans la vaste filmographie du réalisateur en présentant la majorité de ses films, incluant ses rares courts-métrages et documentaires, ainsi que deux «cartes blanches»: Le Pélican de Gérard Blain et Le diable, probablement de Robert Bresson, choisis par Assayas et qu’il introduira lui-même sur place.

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Le metteur en scène nous fera également le plaisir de nous exposer personnellement deux de ses films: L’eau froide et Clean, tandis que Brian Price, professeur associé de cinéma et études visuelles à l’université de Toronto, donnera une conférence sur l’esthétique de l’œuvre d’Assayas mise en contexte dans la globalisation du monde moderne avant la projection de Boarding Gate.

On notera aussi dans la rétrospective la présence de Rendez-vous, long-métrage co-écrit par Assayas, qui valu au réalisateur André Téchiné le prix de la meilleure réalisation à Cannes, et qui révéla l’actrice Juliette Binoche en 1985, ainsi que le documentaire HHH – un portrait de Hou Hsiao-Hsien, sur le cinéaste taïwanais auquel le metteur en scène français voue une grande admiration.

Voici donc un été bien chargé en émotions cinématographiques pour attendre le prochain TIFF, festival international du film de Toronto, qui aura lieu du 7 au 17 septembre prochains, et qui nous amènera sûrement une autre bonne dose de films en français des quatre coins du monde!

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