Frayeurs maison et séries Z

Blood In The Snow 2017

Blood Child


20 novembre 2017 à 14h00

À l’orée de l’hiver, et comme chaque année depuis 2012, il est devenu habituel de clore la saison des festivals de cinéma avec une fin de semaine à sensations fortes, et cette sixième édition de Blood In The Snow ne déroge pas à la tradition en répandant des hectolitres de sang dans les neiges torontoises.

Les cinéastes d’horreur nationaux sont donc de nouveau à l’honneur, cette fois au cinéma Le Royal sur la rue College, avec 9 longs-métrages et 23 courts issus des quatre coins du pays, qui seront projetés du 23 au 26 novembre.

Bestia
Bestia

Surnaturel

Les amateurs de vampires et présences maléfiques seront servis, puisqu’il semble que le fil rouge sanglant de cette édition préfère le surnaturel au gore dominant les années passées.

Signe des temps ou réduction des budgets, les scénarii tentent dans l’ensemble un virage vers le thriller et l’épouvante plus classique, à coups de lents plans sur des personnages parcourant des lieux sombres et effrayants, inondés de musique angoissante et suivis de «jump scares» à la mode si vous avez suivi l’actualité cinématographique récente du genre (IT, Annabelle, It Comes At Night, Ring, etc.).

Vous l’aurez compris, il ne faudra pas s’attendre à une grande originalité dans la programmation, ni à des blockbusters léchés, mais plutôt à des premiers films de niveaux très différents, et presque tous de série Z… Ce qui, avec le public de passionnés, fait tout le charme d’un festival que Roger Corman ou Lloyd Kaufman n’auraient pas renié.

Ateliers

Si les films sont la pièce de résistance du festival, les sessions didactiques et ateliers pour l’industrie en sont la cerise sur la gâteau.

Ouverts à tous le vendredi 24 novembre, les sujets évoqués (réalité virtuelle, passage du court au long, femmes du cinéma de genre canadien), ainsi que les panélistes présents, promettent une bonne dose d’information de première main ainsi qu’un accès privilégié aux cinéastes et vedettes des œuvres présentées.

Red Spring
Red Spring

Apocalypse en Ontario

Red Spring, le film d’ouverture, premier long-métrage de l’acteur windsorien Jeff Sinisac, nous entraîne dans la fuite éperdue de survivants humains à travers l’Ontario, suite à une épidémie ayant transformé la majorité de l’humanité en vampires assoiffés de sang et à l’odorat surdéveloppé.

Poursuivi par les créatures, le groupe trouve refuge dans un abri antiatomique NBC. Mais rapidement, l’abri se transforme en prison à l’ambiance claustrophobe, et la paranoïa s’installe.

Plutôt bien mené pour une première œuvre, le film souffre cependant d’une ambition qui s’avère plus handicapante que bénéfique, notamment au niveau des effets spéciaux, et tombe dans un des pièges classiques pour cinéastes émergents: de longues scènes d’exposition aux dialogues lourds dans la première partie, rendant l’accès à la seconde ardu comme une épreuve de patience.

Darken
Darken

Petits budgets

Buckout Road, The Child Remains, Blood Child et Darken sont de classiques thrillers d’horreur à petit budget, parsemés d’acteurs vus dans des seconds rôles, séries TV ou de vedettes en fin de carrière (Suzanne Clément, Allan Hawco, Danny Glover, Natasha Negovanlis, Rob Archer…) qui raviront les fans du genre dans une succession de recettes cinématographiques ultra usées mais efficaces.

Les amateurs de sensations fortes resteront, eux, un peu sur leur faim, jusqu’à la projection de Fake Blood, le faucumentaire de Rob Grant et Mike Kovac, qui remplit toutes ses promesses.

Le duo venu de la côte ouest nous emmène dans une exploration de la responsabilité des cinéastes dans la violence à l’écran, suite à la réception d’une vidéo tournée par des fans se disant inspirés par leurs films. Rapidement, les cinéastes se retrouvent impliqués contre leur gré dans le monde criminel de l’ultra violence et du snuff pour une escalade dans l’horreur.

Fake Blood
Fake Blood

Des trésors dans les courts

Si les longs-métrages présentés dans cette édition 2017 ne satisfont qu’à moitié, le véritable trésor caché du festival se révélera lors de la projection de la sélection des courts. Une moitié de ceux-ci apparaîtra avant les longs, mais une douzaine ont été regroupés pour une séance spéciale de présentation des nouveaux talents du cinéma canadien.

Des zombies (I Make Corpses) aux vampires (Paint The Town Red), en passant par les esprits maléfiques, les créatures fantastiques (Bestia) et les cannibales, l’aficionado y trouvera sans doute son compte.

On notera tout spécialement The Hag, conte cauchemardesque surnaturel à l’ambiance digne des films de Wes Craven, et Consume, de l’Albertain Michael Peterson, qui nous rappelle que les Autochtones aussi ont leurs légendes et monstres traditionnels, qui font partie de notre paysage canadien.

Consume
Consume

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