Franco-Ontariens, Acadiens et Anglo-Québécois vont se concerter

Faire des droits linguistiques un enjeu électoral

Carol Jolin, président de l'AFO, Geoffrey Chambers, président du QCGN, et Robert Melanson, président de la SANB, veulent faire du respect du bilinguisme et des communautés minoritaires un enjeu de la campagne électorale fédérale.
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L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) et le Quebec Community Groups Network (QCGN) vont se concerter pour promouvoir les droits des communautés de langue officielle en situation minoritaire.

Il s’agit d’un premier partenariat du genre au Canada, qualifié d’«historique» par les dirigeants des trois groupes.

Récentes épreuves

«Forts des expressions d’appui et de solidarité des derniers mois en lien avec des annonces et décisions gouvernementales qui ont mis à dure épreuve les communautés linguistiques minoritaires», le protocole d’entente, signé ce 2 juillet à Ottawa, vise à «cimenter le rapprochement et la collaboration» entre les trois partenaires.

En Ontario, le nouveau gouvernement de Doug Ford a rétrogradé le commissariat aux services en français, annulé le financement de l’Université de l’Ontario français et réduit l’usage du français dans les communications officielles.

Au Nouveau-Brunswick, le bilinguisme officiel ne semble plus être une priorité du nouveau premier ministre unilingue Blaine Higgs.

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Au Québec, le nouveau gouvernement de François Legault parle d’abolir les commissions scolaires, institutions importantes de la communauté anglophone.

Respecter les droits partout au Canada

«Même si les situations peuvent différer, à la base, nos droits sont les mêmes. Ensemble, nous voulons écrire le prochain chapitre des droits linguistiques pour nous assurer qu’ils soient respectés partout au Canada» a expliqué Carol Jolin, président de l’AFO.

«Une attaque contre les droits d’une de nos communautés représente une attaque contre nous tous», a déclaré Geoffrey Chambers, président du QCGN. «Nous resterons unis et solidaires contre les atteintes à la dualité linguistique, valeur fondamentale de l’identité canadienne.»

On vise une meilleure concertation entre les trois organismes qui représentent plus de 2,4 millions de personnes.

Enjeu électoral

Le protocole formalise, entre autres, le désir de travailler ensemble afin de faire des langues officielles «un enjeu d’importance au cours de la prochaine campagne électorale fédérale» et de protéger les droits linguistiques au niveau des provinces.

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Les organismes partenaires soutiennent que le gouvernement du Canada doit être un chef de file en matière de droits linguistiques.

«La modernisation de la Loi sur les langues officielles du Canada, le droit à la gestion de l’éducation de la petite enfance à l’université, ainsi que des services essentiels offerts dans la langue officielle en situation minoritaire, voilà quelques-unes des priorités identifiées tant par les francophones de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick, que par les anglophones du Québec», explique Robert Melanson, président de la SANB.

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