France: haro sur les fausses nouvelles

Le président français Emmanuel Macron le 3 janvier.
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La France va bientôt renforcer son dispositif juridique afin de protéger la vie démocratique des «fausses nouvelles» sur Internet pendant les campagnes électorales.

Le président Emmanuel Macron en a fait l’annonce le 3 janvier devant des journalistes à qui il adressait ses voeux du Nouvel An.

Selon lui, il ne suffit que de quelques dizaines de milliers d’euros pour propager une fausse nouvelle par le moyen de contenu commandité sur Internet.

Une loi, dont le texte sera proposé au Parlement français cette année, imposera aux plateformes numériques des exigences particulières de transparence sur l’identité des acheteurs de publicité et sur les montants dépensés pendant une période électorale.

Ces montants seront limités et des sanctions iront jusqu’au déréférencement des sites ou sources incriminées des médias sociaux et des moteurs de recherche.

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Macron lui-même s’était dit victime de la diffusion de fausses nouvelles (sur le financement de sa campagne) à quelques jours de son élection au printemps 2017.

Plusieurs de ses partisans pensent que ces informations provenaient d’organes russes, parfois associés à Wikileaks, comme pour la campagne présidentielle américaine de 2016.

Macron se trompe en prenant pour cible un «petit média» comme la télévision Russia Today, a réagi le rédacteur en chef de RT France, dénoncé par le président français en mai 2017 en présence du président russe Vladimir Poutine. «On nous a accusés mille fois de diffuser des fake news. Jamais il n’y a eu le moindre exemple, pour une simple et bonne raison: il n’y en a pas!»

Sur Twitter, plusieurs commentateurs se sont dits inquiets de «ce qui se cache» derrière la future loi française contre les fausses nouvelles, d’aucun affirmant que le pouvoir cherche à museler ses critiques sous couvert de protection de la vie démocratique.

«Seuls les régimes autoritaires prétendent au contrôle de la vérité», a tweeté un sénateur du parti Les Républicains, principale opposition au parti La République En Marche! d’Emmanuel Macron.

Les présidents Vladimir Poutine et Emmanuel Macron en mai 2017.
Les présidents Vladimir Poutine et Emmanuel Macron en mai 2017.

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