Fleurs D’ARMES, une exposition remplie de sens

À la Maison Campbell: des lettres d'un soldat à sa fille

Fleur d'armes

Des organisatrices de l'exposition à la Maison Campbell devant deux des stations de Fleurs D'ARMES.


5 février 2018 à 16h25

Utiliser le langage des fleurs pour vulgariser la Première Guerre mondiale, c’est le concept de Fleurs D’ARMES, une exposition bilingue itinérante qui a pris ses quartiers à la Maison Campbell de Toronto jusqu’au 25 mars.

L’idée vient de l’artiste Viveka Melki (Brésilienne-Libanaise née en Gambie et résidant maintenant à Rimouski!). Après avoir mené des entretiens avec d’anciens combattants, elle se met alors en quête de retransmettre l’histoire de la «Grande Guerre».

La réalisatrice de documentaire choisit de prendre comme point de départ l’histoire de George Stephen Cantlie. Ce soldat canadien écrivait deux lettres par jour à sa famille, dont une remplie de fleurs pour sa jeune fille Celia, qui ne savait pas lire à l’époque.

Fleur d'armes
Des extraits de lettres du soldat canadien George Stephen Cantlie.

Inspirée par ce moyen de communication, Viveka Melki décide d’utiliser le langage des fleurs pour transmettre au public l’histoire de combattants canadiens.

L’exposition est ainsi composée de dix stations différentes reliées à une fleur bien distincte et correspondant à neuf portraits d’acteurs de la guerre, dont deux femmes. Chaque stand illustre un sentiment comme la tristesse, l’amour, etc.

Une exposition sensorielle

Fruit de quatre ans de travail, Fleurs D’ARMES plonge le visiteur dans l’expérience des soldats canadiens en utilisant les cinq sens.

Mêlant l’utilisation de senteurs crées par la parfumeuse Alexandra Bachand, les extraits de lettres florales de Georges Stephen Cantlie, les sculptures de cristal optique de l’artiste torontois Mark Raynes Robert et les bruits d’ambiance, l’expérience multi-sensorielle est plutôt réussie.

«Je voulais que le spectateur soit submergé, qu’il comprenne l’histoire canadienne et s’identifie à elle, même si c’est très ancien. Le but était de reprendre des sentiments communs à tous, comme l’amour familial, et immerger le visiteur dans une exposition cathartique qui touche tous les sens», s’explique l’artiste Viveka Melki.

La beauté dans la guerre

Avec l’aide de son équipe de création, qui est d’ailleurs présentée dans l’exposition grâce à un film explicatif (ci-dessus), Viveka Melki réussit à donner une autre vision de la Première Guerre mondiale.

Elle est vulgarisée et ainsi rendue très accessible aux spectateurs, mais est également dotée d’une esthétique particulière, comme l’explique Mark Raynes Robert :

«Viveka et Alexandra ont trouvé que le verre était une bonne manière d’illustrer cette exposition. La guerre est plutôt un thème assez sombre; incorporer des fleurs vivantes dans des cristaux permet de rendre les choses moins funèbres, et c’était aussi l’objectif de notre travail.»

Fleur d'armes / Mark Raynes Robert

Succès francophone

Victime de son succès, Fleurs D’ARMES rejoindra le Centre d’accueil et d’éducation du Mémorial national du Canada à Vimy, en France, du 2 mai au 2 septembre, après son passage à la Maison Campbell.

Elle rentrera ensuite au Québec et sera exposée au Château Ramezay de Montréal du 4 octobre 2018 au 31 mars 2019.

Campbell House Fleurs d'armes
Le musée Campbell House sur Queen à l’ouest de University.

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