Fleuron du «patrimoine sucré» québécois

Dave Corriveau, L’histoire des p’tits gâteaux Vachon, 1923-1999, De sucre et d’audace, Québec, Éditions du Septentrion, 2019, 192 pages, 27,95 $.
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Jos Louis, Ah Caramel!, 1/2 lune, Mille Feuilles, Doigts de Dame… Voilà des noms bien connus au rayon des p’tits gâteaux. Ils sont de la famille Vachon, à Sainte-Marie-de-Beauce.

Dave Corriveau raconte cette aventure de sucre et d’audace dans L’histoire des p’tits gâteaux Vachon, 1923-1999.

Joseph Arcade et Rose-Anna

La Boulangerie J.A. Vachon est fondée par Joseph Arcade Vachon et son épouse Rose-Anna Giroux. Elle est appuyée par au moins 7 de leurs 11 enfants.

En 1923, on ne produit que du pain. Mais la fortune sourit aux audacieux, comme l’affirme un adage populaire, et les petits gâteaux font leur apparition en 1927.

Le Jos Louis est officiellement nommé en 1939, au moment où le grand boxeur américain Joe Louis (1914-1981) est au sommet de son art. L’orthographe du petit gâteau – Jos et non Joe – permet de profiter d’une vedette sans devoir payer des redevances.

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Contrat pour l’armée

De 1934 à 1937, on passe de 8 à 35 employés, puis à 57 en 1940. C’est tout dire du succès de la famille beauceronne. Elle produit alors 250 000 douzaines de gâteaux et pâtisseries annuellement (la production du pain est abandonnée en 1941).

Durant la Seconde Guerre mondiale, J.A. Vachon et Fils obtient un contrat d’approvisionnement de l’armée canadienne. On retrouve les petits gâteaux de Vancouver à Halifax, et même en Europe. Ce contrat compte pour 30% des revenus.

En 1948, la pâtisserie entame sa 25e année d’existence et emploie alors plus de 250 personnes. Les ventes nettes de J.A. Vachon et Fils Ltée passent de 134 152 $ à 1 045 539 $ entre 1939 et 1950, année qui marque la naissance d’une nouvelle entité spécialisée dans la fabrication de confitures et de tartinades.

Nouveaux produits

Il existe près d’une centaine de variétés de gâteaux et tartelettes Vachon vers 1952.

Les années suivantes voient s’ajouter toute une série de produits destinés à la vente au détail en supermarché, tels que du beurre d’arachide, de la poudre de cacao, de la garniture pour tartes, du miel et même de la moutarde.

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«Le chiffre d’affaires de la pâtisserie Vachon augmente de manière spectaculaire: il croît de 800% entre 1948 et 1958!» Cinq ans plus tard, l’entreprise a 295 véhicules de livraison, soit l’une des plus importantes flottes de camions privées du Québec.

Maintenant chez Canada Bread

L’entreprise de Sainte-Marie-de-Beauce demeure sans contredit un fleuron de la province, une preuve que les Québécois ne sont pas nécessairement «nés pour un petit pain».

Aujourd’hui, l’usine mariveraine fournit quelque 600 emplois. Elle est passée aux mains du Groupe Saputo en 1999, puis à Canada Bread en 2015.

Le livre de Dave Corriveau invite à un voyage dans le temps, de 1923 à 1999, pour revisiter l’épopée de cette pâtisserie résolument ancrée dans l’histoire et le patrimoine gourmand du Québec moderne.

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