Facebook comme la cigarette: les démocraties à la croisée des chemins

Merci Frances Haugen de nous faire entrer dans le monde des médias sociaux 2.0

Facebook-fausses nouvelles
Facebook: le méfait pour la santé mentale croit avec l'usage.
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Publié 08/10/2021 par Charles-Antoine Rouyer

Les récentes révélations de l’ancienne employée de Facebook Frances Haugen sont certainement aussi marquantes que la dénonciation des malversations de l’industrie du tabac en 2004 par Jeffrey Wigan, un employé chez un cigarettier, qui avait mené à des poursuites de plusieurs milliards de dollars.

Les conséquences financières et légales pour Facebook ne seront sans doute pas aussi onéreuses. Mais le parallèle demeure incontournable et doit être reconnu sur la place publique.

La grande inconnue à présent sera comment vont réagir les législateurs, aux États-Unis et ailleurs.

Part de Facebook des utilisateurs actifs mensuel dans la population mondiale. Orange: la population mondiale en milliards d’âmes. Hachuré: les  utilisateurs de Facebook. Source: Facebook

Facebook nocif

Pour résumer: Facebook saurait pertinemment que ses produits peuvent nuire à la santé mentale et peuvent créer une dépendance chez ses usagers.

Il est donc légitime à présent de dire que notre monde (du moins les pays dits développés capables de produire des politiques publiques, autrement dit le processus démocratique) est à la croisée des chemins, en ce début de 21e siècle, dans la révolution numérique effrénée et débridée.

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Comme l’a dit Frances Haugen ce mardi 5 octobre 2021 devant un sous-comité du Sénat américain sur la protection du consommateur et du commerce, il arrive un moment où l’innovation et la créativité de l’être humain doit être examinée et canalisée.

Prendre du recul

Pratiquement 18 ans après la création de Facebook, en février 2004, l’heure est venue pour nos sociétés de prendre du recul et de se pencher sur cet outil technologique numérique… À l’image de ce qui est arrivé avec l’automobile, voire avec la télévision et l’imprimerie.

Les autorités publiques doivent prendre très au sérieux l’impact aussi profond qu’insidieux des médias sociaux. Sur la personne à l’échelle micro. Mais aussi à l’échelle macro sur la collectivité et la vie démocratique.

Merci Frances Haugen de nous faire entrer dans le monde des médias sociaux 2.0. Du moins, espérons-le.

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