Étienne Fortin-Gauthier à la rencontre des francophonies d’ailleurs

Sa série Nomade à ONFR+

Étienne Fortin-Gauthier
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Étienne Fortin-Gauthier, journaliste depuis 4 ans à ONFR+, l’émission d’affaires publiques de TFO, est de retour d’un congé sabbatique de cinq mois, durant lequel il a voyagé en Asie, en Europe et en Afrique, où il a croisé des francophones et vu des aspects de la francophonies dans des endroits parfois inattendus.

Il en tiré une série de reportages intitulée Nomade, combinant sa double passion pour les voyages et pour la francophonie. Il raconte que l’objectif de son périple était, dès le départ, «d’aller voir comment la langue française se vivait à l’international».

Étant journaliste, il mentionne que, pour lui, c’était naturel de réaliser quelques capsules web pendant son voyage, ce qui rejoignait parfaitement le mandat d’ONFR+.

Tous les pays qu’il a visités ont une histoire avec la langue de Molière. «C’est fascinant de voir que le français a une telle influence à travers le monde», souligne-t-il.

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Espoir d’une vie meilleure

Par exemple, au Cambodge, qui fut l’un de ses pays coups de cœur, le français est synonyme d’espoir. Étienne Fortin-Gauthier affirme que le français n’est plus employé couramment dans la rue, mais il permet souvent l’accès à une vie meilleure.

Le journaliste relate avoir été particulièrement touché par l’histoire d’une guide touristique cambodgienne francophone. Elle lui a dit que lorsqu’elle était petite fille, elle travaillait dans les dépotoirs et voyait les enfants mourir autour d’elle.

L’organisme Pour un sourire d’enfant l’a sortie de la misère, l’a parrainée et lui a permis d’aller sur les bancs d’école pour apprendre le français et un métier.

Centres d’appels en Serbie

L’un des endroits où il a été surpris de trouver des francophiles a été la Serbie.

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La langue française n’est pas présente à tous les coins de rue, mais elle est bien vivante dans ce pays. En effet, plusieurs Serbes étudient le français à l’université afin d’y devenir enseignants. Cependant, comme il y a trop de professeurs de français, plusieurs d’entre eux sont obligés de travailler dans des centres d’appels en français.

«Quand quelqu’un appelle du Canada, et qu’il veut avoir des services en français pour une compagnie quelconque, ça se peut que ce soit un francophile de la Serbie qui lui réponde», relate-t-il. «Eux, ils doivent s’adapter à nos horaires, donc ils travaillent souvent la nuit.»

Des rencontres via les réseaux sociaux

Étienne Fortin-Gauthier a voyagé en solitaire. Son plus grand défi pour Nomade était de tout faire par lui-même. Il n’avait en sa possession que son cellulaire et une petite caméra.

«J’envoyais mes images et mes vidéos à Toronto. C’était la réalisatrice Andréanne Baribeau et le monteur Martin-André Young qui traitaient les capsules web tout en rajoutant un peu de magie.»

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L’essentiel de la planification de son voyage s’est faite par l’entremise des réseaux sociaux. De plus, comme la thématique de son voyage était la francophonie, il mentionne avoir trouvé plusieurs de ses interlocuteurs locaux grâce à LinkedIn, Couchsurfing, Facebook, Twitter…

Intérêt des médias locaux

L’intervieweur a trouvé insolite de se retrouver lui-même à accorder des entrevues aux médias francophones minoritaires, dans les pays qu’il visitait.

«Je ne m’attendais pas à être interviewé par des médias francophones partout à travers le monde. On ne sait pas qu’il y a une radio francophone publique au Vietnam, en Corée du Sud, au Japon, en Roumanie, etc.»

Étienne Fortin-Gauthier retire de son périple qu’il devrait y avoir plus d’échanges culturels entre les francophones de partout à travers le monde.

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Jusqu’à maintenant, sept capsules Nomade sont disponibles sur le site d’ONFR+. Une huitième sortira sous peu. Le journaliste rêve déjà de continuer son aventure en retournant en Afrique et en découvrant l’Amérique latine.

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