Dying To Be Sick: Molière revisité par John Van Burek et Adrienne Clarkson

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Publié 16/10/2007 par Aline Noguès

Non, c’est décidé, cette fois, le célèbre Malade imaginaire de Molière ne se transformera pas en banal Imaginary Invalid sur les planches anglophones! Dying To Be Sick (littéralement «Mourir d’envie d’être malade») est un titre mordant, et c’est un choix délibéré. C’est celui de la compagnie Pleiades Theatre: du 12 octobre au 4 novembre prochains, Dying To Be Sick sera joué au Theatre Centre, dans une nouvelle traduction signée Adrienne Clarkson (oui, l’ancienne gouverneure générale du Canada) et John Van Burek.

«Il est temps de dépoussiérer Molière, et de le porter dans les théâtres torontois», explique John Van Burek, directeur artistique de Pleiades Theatre, qui a aussi été directeur artictique du Théâtre du P’tit Bonheur, devenu le Théâtre français de Toronto.

La traduction de la pièce mise sur l’originalité. Les traducteurs, prenant pour acquis que le public ontarien, de Toronto et Ottawa, n’est pas complètement étranger au français, ont décidé de garder quelques extraits dans la langue… de Molière. Et cela ne devrait pas effrayer le public, prévient John Van Burek. «Toute langue théâtrale est une forme de musique. Quand on change de langue, on change de musique. Il est parfois bon de rappeler la tonalité de la musique originale.»

Les traducteurs ont également cherché à garder le même rythme fulgurant des dialogues de la version originale. Pas question d’alourdir le texte en le traduisant, la nouvelle version ne rallonge donc pas les répliques des acteurs. La tonalité gardée «fait rire… tout en faisant grincer des dents».

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Tout comme la traduction, la mise en scène est tout sauf classique et, comme le laisse entendre John Van Burek, «il y a en elle quelque chose de très poussé dans les costumes, dans le jeu, quelque chose de poussé à outrance.»

Dans le passé, la compagnie Pleiades Theatre a monté des pièces de Marivaux, du dramaturge italien Goldoni, des pièces québécoises, russes…

Elle s’attelle maintenant à une pièce de l’Inde du Ve siècle et à deux pièces allemandes. Pour le directeur artistique de la compagnie, cette diversité est essentielle. «Dans une ville aussi variée culturellement que Toronto, il est temps de refléter sur scène ce que l’on voit tous les jours dans la rue.»

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