Deux romans d’un même éditeur raflent les Prix Trillium

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Quatre Prix Trillium, qui célèbrent l’excellence littéraire en Ontario, ont été remis le 17 juin par le ministre de la Culture, Michael Coteau. La cuvée francophone de 2015 couronne Michel Dallaire, auteur du roman Violoncelle pour lune d’automne (Éditions L’Interligne) et Micheline Marchand pour le roman jeunesse Mauvaise mine, également chez L’Interligne.

Une page d’histoire a été écrite lors de cette 28e édition des Prix Trillium. Il faut savoir que Micheline Marchand est l’épouse de Daniel Marchildon, qui a lui aussi reçu le Prix du livre d’enfant Trillium, en 2011. C’était donc la première fois que les deux membres d’un couple recevaient la plus haute récompense littéraire en Ontario.

En recevant le Prix du livre d’enfant, d’une valeur de 10 000 $, Micheline Marchand a exprimé sa grande joie «de faire partie de la famille Trillium. Jamais je n’aurais pensé être finaliste.»

Micheline Marchand vit à Lafontaine, en Huronie, et situe l’action de son roman Mauvaise mine dans le Nord de la province, où une communauté doit choisir entre convertir une ancienne mine en site d’enfouissement de déchets ou conserver un environnement sain. La situation devient explosive à plusieurs niveaux.

Michel Dallaire vit à Sudbury et n’a pas pu assister à la cérémonie en raison d’une opération au genou. Violoncelle pour lune d’automne est un roman à trois voix (père, mère, fille) qui explore les détours de vies attachantes empreintes de bonheur et de bouleversements artistiques et amoureux. Grand voyageur, l’auteur nous fait naviguer entre Sudbury et le Maroc.

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C’est Véronique Grondin, membre du conseil d’administration des Éditions L’Interligne, qui a accepté le Prix littéraire Trillium, d’une valeur de 20 000 $, au nom de Michel Dallaire et qui a lu son message dans lequel il dit que «l’écriture est souvent un travail solitaire, mais force est de constater que le livre est le résultat d’une collaboration entre plusieurs personnes talentueuses. Disons simplement que j’ai été choyé!»

Les membres du jury francophone étaient: Jean Mohsen Fahmy, romancier d’Ottawa; Aristote Kavungu, romancier de Whitby; Michèle Matteau, romancière et poète d’Ottawa. Le jury a noté que le roman Mine de rien «s’enracine dans une connaissance profonde de la psychologie des jeunes». Micheline Marchand est une ancienne enseignante au secondaire.

Au sujet de Violoncelle pour lune d’automne, les membres du jury ont souligné que Michel Dallaire «nous révèle avec une grande finesse les déchirures secrètes de personnages étouffées par leur propre silence».

Les Éditions L’Interligne reçoivent 2 500 $ pour la promotion de Violoncelle pour lune d’automne et 2 000 $ pour la promotion de Mine de rien. Ce n’est pas la première fois, loin de là, qu’une maison d’édition rafle tous les honneurs d’une cuvée. Ce fut le cas pour les Éditions David l’an passé et pour les Éditions Prise de parole l’année d’avant.

Rappelons que les finalistes du Prix littéraire Trillium incluaient Martine Batanian pour Clinique, Blaise Ndala pour J’irai danser sur la tombe de Senghor, Daniel Poliquin pour Le Vol de l’ange et Patricia Smart pour De Marie de l’Incarnation à Nelly Arcan.

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Pour le Prix du livre d’enfant Trillium, Diya Lim, auteure de Larouspiol suivi de Les enfants du ciel, était la seule autre finaliste. Chaque finaliste reçoit 500 $.

Du côté anglais, le Prix littéraire Trillium a été remporté par Kate Cayley pour How You Were Born (Pedlar Press). Le Prix de poésie Trillium a été remis à Brecken Hancock pour Broom Broom (Coach House Books).

Le ministre Michael Coteau a malheureusement prononcé un discours entièrement en langue anglaise. Qui plus est, il n’a pas pu prononcer correctement le nom des titres primés du côté francophone! L’animatrice Heather Hiscox, de CBC, a pour sa part brillamment rempli son rôle en anglais et en français.

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