Deux fois plus de pauvreté chez les Torontois de couleur

Un peu plus d'une famille sur quatre serait pauvre à Toronto.
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Les enfants de la région de Toronto appartenant à des familles «racialisées» ou «de couleur» ont deux fois plus de malchance de vivre dans la pauvreté, selon de nouvelles données du recensement de 2016 analysées par un groupe d’agences sociales locales.

Intitulé Unequal City, le nouveau rapport, qui ne causera pas une grande surprise, montre qu’un enfant sur quatre (25.3%) de familles de couleur vit dans la pauvreté, comparé à un enfant sur dix (11,4%) de famille non racialisée.

Le rapport Unequal City 2017.
Le rapport Unequal City 2017.

Les services de planification sociale de la Ville, la Société d’aide à l’enfance, Family Service Toronto, Ontario Campaign 2000, le Conseil ontarien des agences desservant les immigrants et Colour of Poverty – Colour of Change ont aussi trouvé que:

– 26.3% des enfants (moins de 18 ans) vivent dans la pauvreté à Toronto. Ce serait le taux le plus élevé parmi les grands centres urbains du pays.

– Le taux de pauvreté dans les familles noires (32,8%) est trois fois plus élevé que celui des familles non racialisée.

– Près de la moitié (46,8%) des enfants d’origine ouest-asiatique et arabe vivent dans la pauvreté… 84% chez les Autochtones!

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La métropole, où la moitié de la population n’est pas née au Canada, continue d’attirer chaque année un nombre important d’immigrants. D’une façon gérérale, plus on est immigrant récent, plus on est pauvre. Inversement, plus on habite au pays depuis longtemps, mieux on s’en tire: le contraire serait extraordinaire.

Une carte des quartiers de Toronto montrant les plus pauvres en bleu foncé.
Une carte des quartiers de Toronto montrant les plus pauvres en bleu foncé.

«Ce rapport montre clairement que les familles autochtones, racialisées et immigrantes sont les plus touchées par l’inégalité croissante», estime Jessica Mustachi d’Ontario Campaign 2000. «Pour une ville qui proclame valoriser la diversité, c’est troublant.»

Selon Sean Meagher, le directeur des services de Planification sociale de la Ville, «l’accès aux transports, au logement et aux services récréatifs donne aux familles une chance d’échapper à la pauvreté… Nous le savons, mais nous continuons de sous-financer ces services.»

Toronto s’est doté en 2015 d’une Stratégie de réduction de la pauvreté. La province aussi (en 2008). Dans l’actuel gouvernement de Kathleen Wynne, c’est le ministre du Logement, Peter Milczyn, anciennement conseiller municipal à Toronto, qui en est responsable.

Selon Statistique Canada, un ménage est en situation de «faible revenu» lorsque ses revenus annuels, après impôts, ne dépassent pas la moitié du revenu médian d’un ménage de même taille. On considère toutefois que la «pauvreté», qui n’est pas explicitement définie dans Unequal City,  dépend d’une série d’autres facteurs locaux.

Le pourcentage d'enfants vivant dans la pauvreté est plus élevé à Toronto que dans les autres grandes villes du pays.
Le pourcentage d’enfants vivant dans la pauvreté est plus élevé à Toronto que dans les autres grandes villes du pays.
Seuls les familles d'origine phillipine seraient moins pauvres que les familles non racialisées (blanches).
Seules les familles d’origine phillipine seraient moins pauvres que les familles non racialisées (blanches).

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