Des trésors juifs dans les Caraïbes

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Qui aurait crû que les plus anciennes synagogues de l’hémisphère ouest se trouveraient dans les Caraïbes? Voilà ce qui a étonné le photographe Wyatt Gallery, lui-même de confession juive, qui ignorait une part de l’histoire de ses ancêtres, avant de s’y intéresser davantage jusqu’à lui consacrer une exposition.

Du 9 mars au 24 avril, à la synagogue Beth Tzedec Reuben, dans le quartier Bathurst et Eglinton, près de 40 photographies sont exposées.

Tanya Zahara, coordinatrice de l’exposition, est très fière de pouvoir présenter ces photos au public. «Je suis moi-même une descendante de ces Juifs dont on connait si peu l’histoire. C’est par l’intermédiaire de mon oncle que j’ai pu contacter Wyatt, et je suis ravie de voir ce projet aboutir.»

Wyatt Gallery est un photographe de Philadelphie. Il a notamment travaillé pour le New York Times. Ses oeuvres sont exposées dans de nombreux musées du pays.

C’est une histoire très peu connue que le photographe a voulu capter et faire découvrir au reste du monde: celle des Juifs sepharades qui se sont installés dans les Caraïbes au 17e siècle, à l’heure de l’Inquisition espagnole.

D’abord à Curaçao, il découvre la synagogue Mikvé Israel-Emmanuel et ses chandeliers, ses vitraux bleus, ses fournitures en acajou, etc. Il passe ensuite par les Barbades et le Surinam pour les plus connues, mais il se rend aussi en Jamaique, à Nevis, St Croix, St Thomas et St Eustatius.

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«Le but est de révéler cette partie de l’histoire que très peu de personnes connaissent finalement.»

Face à l’extinction de cette communauté dans les Caraïbes, il était important de souligner à quel point leur rôle a été important dans le passé à la fois dans les Caraïbes, mais aussi aux États-Unis», explique Tanya Zahara.

Aujourd’hui, il reste seulement cinq synagogues, et la plupart des cimetières ont été vandalisés ou détruits.

«Je voulais que mes photos soient de vrais documents d’histoire et en même temps, qu’elles soient poétiques, belles, révélatrices de l’architecture. Le danger c’est la disparition, donc pour moi, ce projet est là pour montrer, maintenir et préserver la beauté de cette partie d’histoire», a souligné le photographe.

Précédemment montrée au Texas, c’est ensuite en Caroline du Nord que la collection ira s’installer provisoirement.

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