Des sondes japonaise et américaine vont ramener de la poussière d’astéroïde

astéroïde
Représentation d'artiste des deux Minerva sur l'astéroïde. (Illustration: JAXA)
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Déjà que de faire rouler un robot sur Mars n’est pas facile, en livrer un sur un astéroïde d’à peine 875 mètres de diamètre — et s’assurer qu’il survive à l’impact ou ne «s’envole» pas dans l’espace à cause de la faible gravité — relève de la haute voltige.

Vendredi après-midi, heure du Japon, la sonde japonaise Hayabusa 2 avait accompli la première partie de sa mission: s’approcher à 55 mètres de la surface de l’astéroïde Ryugu et y larguer deux mini-robots appelés Minerva II.

Gros comme des grille-pains

Chacun fait moins de 20 centimètres de diamètre par 7 cm de haut, pèse un kilo, et est capable de se déplacer par petits bonds — tout petits, parce qu’un saut trop brutal pourrait suffire à arracher le robot à la faible attraction «ryugienne».

Minerva n’est pas le nom d’une déesse, mais un acronyme: MIcro Nano Experimental Robot Vehicle for Asteroid.

Une photo prise par Hayabusa alors qu’elle n’était plus qu’à 100 mètres d’altitude lui a même permis d’observer sa propre ombre.

Les premiers rapports de l’agence spatiale japonaise (JAXA) indiquent que les robots ont touché le sol, reste à savoir s’ils ont survécu à l’impact.

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Une troisième robot le 3 octobre

Hayabusa 2, qui doit ensuite revenir sur une orbite plus élevée, est dans les parages depuis juin, et, cet été, à partir des photos prises depuis des altitudes de plus en plus basses, les agences spatiales française, allemande et japonaise ont convenu du lieu «d’atterrissage».

Après les deux robots Minerva, il y en aura un autre, Mascot (Mobile Asteroid Surface Scout) qui, conçu par les Français, doit être largué par Hayabusa 2, le 3 octobre, pour analyser la surface.

Quelques poignées de poussière

Enfin, à une date encore indéterminée, Hayabusa doit s’approcher de la surface jusqu’à la frôler, pour en récolter des poignées de poussière et revenir vers la Terre en 2019 avec sa cargaison.

Là-dessus, les Japonais commencent à avoir de l’expérience: c’est leur première sonde Hayabusa qui, en 2005, avait «rebondi» sur l’astéroïde Itokawa, en avait récolté quelques grains de poussière, qu’une petite capsule avait ramenés sur Terre en 2010.

Et il y a de la compétition: une sonde de la NASA appelée Osiris-Rex, doit arriver à proximité de l’astéroïde Bennu cet automne, et est censée en ramener elle aussi un échantillon en 2023.

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