Des idées francophones pour la relance économique ontarienne

Une organisation sur trois en détresse

L'animateur de la webémission du 21 mai du Club canadien de Toronto sur la sortie de crise, Étienne Fortin-Gauthier, avec Éric Grondin, Alexandre Lemieux, Karima-Catherine Goundiam, Caroline Mulroney, Joëlle Mulombo.
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Appuis financiers. Achat local. Plus de télétravail et de services et d’affaires en ligne. Réouverture de l’économie avec la francophonie comme un levier économique. Ces thèmes ont été mis en avant par les répondant.e.s au dernier sondage de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) sur la relance économique de la province.

Entre les 15 et 24 mai, 210 organisations franco-ontariennes provenant du milieu des organismes à but non lucratif (94), des entreprises et des gens d’affaires (79) et de l’institutionnel (37) ont répondu à 11 questions portant sur la relance économique.

Deux graphiques illustrant l’ampleur de la crise: les heures travaillées et l’intervention des banques centrales.

Conseil consultatif de la ministre

Pour créer ce sondage l’AFO a été aidée le Regroupement des gens d’affaires de la capitale nationale, le Club canadien de Toronto et Entreprise Niagara. Ses résultats ont été partagés la semaine dernière au Conseil consultatif sur la relance économique francophone de la ministre des Affaires francophones Caroline Mulroney.

«Notre premier sondage sur les impacts de la CoViD-19 sur nos organismes nous a grandement aidés à appuyer nos organisations jusqu’ici et nous souhaitons que celui-ci alimente les gouvernements en vue de la relance et leur permette d’aborder celle-ci avec une lentille francophone», indique le président de l’AFO, Carol Jolin (VIDÉO ci-dessous).

«Les résultats démontrent que plusieurs de nos organisations, tant des milieux communautaires, privés qu’institutionnels, ont besoin d’appui de leurs gouvernements. Cette crise leur aura également permis de développer de nouvelles pratiques qui pourront être conservées dans la période post-CoViD.»

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Voici quelques faits saillants du sondage :

• Près d’une organisation franco-ontarienne sur trois ne pourra plus fonctionner dans les conditions actuelles d’ici six mois, et une sur deux ne pourra plus fonctionner d’ici un an. Cette donnée passe à quatre sur dix dans un horizon de six mois pour les organisations du Nord et l’entreprise privée. De l’autre côté du spectre, près de trois organisations sur dix croient pouvoir continuer indéfiniment leurs activités dans les conditions actuelles.

• Trois organisations sur quatre ont vu leur organisation transformée par le télétravail et près de trois organisations sur dix souhaitent conserver et pérenniser cette pratique. De plus, 8% des organisations franco-ontariennes offrent désormais des services, des activités et de la vente en ligne, une nouvelle pratique qu’elles souhaitent pérenniser.

• Selon près d’une organisation franco-ontarienne sur cinq, le gouvernement (de l’Ontario) devrait mobiliser les ressources, réseaux et entreprises francophones lors de la relance et miser sur le bilinguisme.

• Lors du déconfinement, les organisations franco-ontariennes s’attendent à recevoir des consignes claires de la part des gouvernements sur la réouverture des organismes et entreprises, veulent un accès au matériel de protection, souhaitent que les gouvernements informent et rassurent la population et que le gouvernement de l’Ontario continue de tester les gens à la CoViD-19. De plus, près d’une organisation sur dix croit que les gouvernements devront miser sur l’achat local lors de la relance.

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Un troisième sondage

En partenariat avec Ontario NonProfit Network et la Fondation Trillium de l’Ontario, l’AFO est déjà en train de préparer un troisième et dernier sondage sur la CoViD-19, qui sera distribué en juin, pour dresser un portrait des organisations à but non lucratif francophones, bilingues et anglophones à travers la province trois mois après le début du confinement.

Webémission du Club canadien

Par ailleurs, la ministre Caroline Mulroney participait le 21 mai à une webémission du Club canadien de Toronto sur la sortie de crise, en compagnie de la ministre fédérale de la Prospérité de la classe moyenne, Mona Fortier, et de quatre experts des secteurs numériques et financiers.

275 personnes ont suivi la discussion en direct!

Reconnaissant qu’on est en terrain inconnu, mais confiants qu’on finira par s’y acclimater, les panélistes ont indiqué que tout le monde sera forcé d’innover: les banques devront prendre davantage de risques ou trouver de meilleurs moyens de l’évaluer; des concurrents d’hier travailleront ensemble ou fusionneront leurs activités; le travail à distance décollera (après 20 ans de procrastination, a dit une panéliste); le travail des employés sera chamboulé, mais en même temps on devra mieux les écouter…

Bref, «c’est le moment d’être créatif» et de prendre des «risques intelligents», a-t-on entendu.

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