Des Fêtes avec un F majuscule

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Bonne année, chers lecteurs!

Je sais, janvier est déjà pas mal entamé, mais je m’en voudrais de ne pas vous offrir mes meilleurs vœux pour une bonne et heureuse année 2013.

Comme c’est la première fois que je vous retrouve dans ces pages en 2013 et qu’on vous a déjà probablement souhaité beaucoup d’amour, de bonheur et de santé, j’en profite pour vous souhaiter plein de petites surprises agréables. Il me semble qu’on en a toujours besoin.

Alors, vous avez survécu au temps des Fêtes? Aux repas copieux et bien arrosés? Aux petites gâteries sucrées? À la folie du magasinage et aux ruées des soldes d’après Noël? Vous avez pris des résolutions? Je vous souhaite de les tenir!

Deux formes acceptées

Vous avez remarqué que j’ai mis une majuscule à «Fêtes». Vous vous demandez peut-être pourquoi.

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C’est toujours une question récurrente lorsque, pour un journaliste, vient le temps d’écrire l’expression «temps des Fêtes». J’ai dû fouiller, cette année encore. Parce qu’on dirait bien que j’oublie à chaque fois…

Je me souviens d’avoir déjà lu qu’on pouvait écrire aussi bien «fêtes» avec une minuscule ou «Fêtes» avec la majuscule.

Les deux formes sont acceptées. Mais je me suis souvenu que je privilégiais toujours la majuscule. Je suis allé me relire pour en connaître les raisons.

Et j’ai aussi consulté plusieurs ouvrages et sites spécialisés sur la langue française.

Bien de chez nous

D’abord, réglons une chose: l’expression «temps des Fêtes» elle-même est tout à fait correcte en français. Certains pourraient croire que c’est fortement inspiré de «holiday season» ou de «Christmas time», mais il n’en est rien.

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L’expression est tout à fait correcte en français. Même si elle est rarement utilisée en France, elle est bien ancrée chez nous depuis plus d’un siècle.

L’Office québécois de la langue française indique que l’expression a déjà été critiquée, mais vraisemblablement, ces critiques n’ont pas empêché la survie de cette formulation.

Le mot «temps» est ici employé dans un des sens qu’il possède en français, soit celui d’«époque de l’année». On parle par exemple du temps des cerises, du temps des lilas, du temps des sucres, du temps des fraises ou du temps des vacances, par exemple.

On s’entend pour dire que le temps des Fêtes (ou des fêtes) correspond à la période de l’année qui englobe Noël et le jour de l’An. Généralement, on le fait commencer à la fin des classes et terminer à l’Épiphanie.

Au Canada, le temps des Fêtes dure environ deux semaines, parfois un peu plus en raison des weekends.
Il arrive souvent qu’on écourte l’expression pour parler tout simplement des «Fêtes», comme lorsqu’on dit que telle chose va se passer «après les Fêtes», ou que des membres de la famille vont se réunir «aux Fêtes».

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Il arrive souvent qu’on écourte l’expression pour parler tout simplement des «Fêtes», comme lorsqu’on dit que telle chose va se passer «après les Fêtes», ou que des membres de la famille vont se réunir «aux Fêtes».

On parle aussi des soldes des Fêtes, des vacances des fêtes, du congé des fêtes, de l’horaire des Fêtes, de la programmation des fêtes à la télévision et de bien d’autres choses encore.

Les fêtes avant le temps

Certains ouvrages indiquent d’ailleurs qu’au Québec, l’expression «les fêtes» est attestée depuis le tout début du dix-huitième siècle, bien avant la première attestation de «temps des fêtes», qui remonte au dix-neuvième.

Il n’est donc pas étonnant que l’emploi du mot «Fêtes» ait donné lieu à une forme de plus en plus populaire pour formuler des souhaits.

Au lieu de dire «joyeux Noël et bonne année», on fait parfois plus court en disant «joyeuses Fêtes».

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Quand on souhaite à quelqu’un de passer de joyeuses fêtes, on lui souhaite de passer un bon Noël, un agréable jour de l’An, une bonne année, une bonne période de festivités, un bon congé et d’agréables rencontres familiales.

Festival des majuscules

Enfin, j’ai retrouvé pourquoi je privilégie toujours l’utilisation de la majuscule initiale.

Comme la période des Fêtes englobe des journées qui prennent déjà une majuscule, comme Noël ou le Nouvel An, il me semble que ça suffit pour justifier l’emploi de majuscule à «Fêtes», un peu pour distinguer ces fêtes de toutes les autres dans l’année.

Après tout, on pourrait dire que la période de la fin juin et du début juillet est aussi une période de fêtes, avec la fête nationale au Québec et la fête du Canada.

Mais ces fêtes ne prennent pas de majuscule.

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Alors après vous avoir souhaité de joyeuses Fêtes en décembre, je vous souhaite maintenant une excellente année 2013.

Et sur ce souhait, il n’y a aucun problème de majuscules!

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