Des chiens détectent des maladies dans les plantes

Le chien renifleur Josie et son maître Mario Bourque en train d’examiner une plante dans un champ de colza en Alberta l’année dernière.
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La détection des maladies dans les plantes et chez les humains par des chiens renifleurs est bien documentée dans les domaines scientifiques.

Deux entrepreneurs de la région de Shédiac, au Nouveau-Brunswick, tentent d’entraîner leurs chiens pour détecter des maladies dans des plantes de cannabis, une industrie qui a pris de l’ampleur depuis quelques années.

Mario Bourque et Bill Grimmer ont chacun un chien formé pour repérer des maladies dans des champs de colza (canola). Ils souhaitent que leurs chiens puissent faire de même  dans l’industrie du cannabis.

L’industrie du cannabis est en plein essor depuis la légalisation. Photo: Richard T, Unsplash

Freinés par la covid

Plusieurs obstacles doivent cependant être surmontés avant que leur plan devienne réalité, mais ils ne sont pas à la veille d’abandonner leur idée, même si la pandémie de covid leur a mis des bâtons dans les roues.

«J’ai lu dans un magazine environnemental au sujet de l’utilisation des chiens pour détecter des maladies dans des plantes d’avocats en Floride et j’ai trouvé cela intéressant», a indiqué Mario Bourque, un employé des restaurants Pizza Shack.

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«Cette industrie a un impact important en Floride et les chiens réussissent à identifier des plantes infectées avant même que l’humain puisse déceler l’effet physique. Ils pouvaient ainsi détruire la plante avant que les autres ne soient infectées.»

Deux chiens entraînés

Les deux entrepreneurs ont chacun un chien âgé de trois ans qu’ils ont décidé d’entraîner pour renifler des maladies.

Ils ont obtenu des fonds dans le but de trouver des maladies dans les plantes de colza, en Alberta. L’opération, menée l’an dernier, a été un succès, les chiens Josie et Annie étant capables de bien renifler les plantes infectées par des parasites ou maladies dans les racines.

L’arrivée de la pandémie a cependant mis un frein à leur projet en Alberta, en raison des restrictions dans les déplacements à l’intérieur du pays.

«En revenant dans la province, j’ai examiné plusieurs possibilités et je me suis arrêté sur le cannabis», a ajouté Mario Bourque.

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truffes
La récolte des truffes, le «cavage», peut aussi s’effectuer à l’aide de chiens.

Hésitations

«J’ai communiqué avec plusieurs gens de l’industrie et des agences gouvernementales, mais il y a tellement d’obstacles que le projet n’avance pas vite. Les compagnies hésitent à faire entrer des chiens dans leurs installations. Il nous faut un accès aux plantes et connaître les maladies possibles afin d’entraîner nos chiens.»

«On doit aussi obtenir des plantes infectées et d’autres en santé pour que les chiens puissent bien dépister la différence. Il serait alors possible de détecter une maladie avant même qu’elle soit visible sur la plante par l’œil humain. Il y aurait des bénéfices importants. Je sais que l’industrie du cannabis traverse une période tumultueuse et on va attendre. Il y a beaucoup de potentiel et c’est en quelque sorte un passe-temps pour nous.»

Ne cible que les plantes malades

Les probabilités statistiques sont actuellement utilisées par les gens de l’industrie pour déterminer les risques de maladie.

Cependant, il est difficile à vue d’œil de déterminer si toutes les plantes d’une chambre sont infectées ou non. Les gens peuvent détruire toute une récolte sans savoir si la totalité des plantes est affectée. Le chien pourrait indiquer lesquelles sont infectées; seulement celles-là auraient alors besoin d’être détruites.

Leur projet dans l’Ouest a été mentionné dans les médias et les producteurs étaient encouragés par les résultats. Reste à savoir quelle industrie pourra bénéficier de ces chiens. Bill Grimmer est bien connu dans la région de Shédiac comme agent de contrôle et d’entraînement des chiens. II apprécie les défis pour bien entraîner les animaux.

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