Délai pour une usine de batteries Volkswagen en Ontario: «Une bonne nouvelle»?

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Production de cellules de batteries à grande échelle chez PowerCo. Photo: volkswagen-group.com
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Publié 28/09/2026 par Émilie Gougeon-Pelletier

Le plan du gouvernement ontarien en matière de fabrication de véhicules électriques subit les contrecoups des mesures tarifaires de Donald Trump. Le premier ministre Doug Ford a convoqué tous ses ministres à Queen’s Park, le 25 septembre, pour «faire le point» sur leur promesse de «Protéger l’Ontario».

La réunion du Cabinet ministériel, convoquée par Doug Ford, est survenue alors que PowerCo, la filiale canadienne de Volkswagen, chargée du projet de construction d’une usine de batteries de véhicules électriques à St. Thomas, en Ontario, a annoncé jeudi que l’ouverture est repoussée de deux ans.

Et ce délai est une nouvelle tuile qui tombe sur l’industrie des véhicules électriques en Ontario, après l’abandon de la production de la fourgonnette électrique BrightDrop de General Motors, à Ingersoll, et l’annulation du projet d’usine de véhicules électriques de Honda de 15 milliards $, à Alliston, l’an dernier.

«Très enthousiasmant»

Mais le ministre du Développement économique, Vic Fedeli, voit les choses d’un autre œil.

Le délai de deux ans pour le projet de construction d’une usine de batteries de véhicules électriques Volkswagen, est «très enthousiasmant», selon ce ministre, qui est derrière la stratégie ontarienne en matière de fabrication de véhicules électriques.

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«Les travaux ont commencé, une entreprise a été retenue et a obtenu des contrats, et l’on y construit des installations et des infrastructures d’une valeur de 7 milliards $», a-t-il réagi, vendredi.

«Pour moi, c’est une bonne bonne nouvelle», a soutenu Vic Fedeli, avant de rejoindre ses collègues du cabinet ministériel.

L’opposition doute

Or, «il n’y a pas de quoi se réjouir» de cette situation, selon la porte-parole libérale en matière d’éthique, d’intégrité et de responsabilité, Stephanie Smyth.

«Tout porte à croire que l’issue est déjà écrite. On observe une tendance récurrente, et nous la voyons se reproduire sous nos yeux.»

«Je pense que c’est une façon d’enjoliver la situation. Certes, les travaux ont peut-être commencé. Admettons que le bâtiment soit effectivement construit… Si l’entreprise n’est pas là pour assurer la production, qu’avons-nous construit au juste? Pour quoi les Ontariens ont-ils payé?»

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Le gouvernement devrait faire preuve de plus de transparence, selon la cheffe néo-démocrate Marit Stiles.

«Surtout quand on subventionne massivement de grandes entreprises, il me semble évident que nous devrions savoir quelles sont les conditions. On sait qu’il y a bien des exigences à respecter, et nous devrions comprendre de quoi il s’agit», a affirmé Mme Stiles.

Les partis d’opposition craignent que le gouvernement de Doug Ford se soit tiré dans le pied en mettant tous ses œufs dans le panier de l’industrie des véhicules électriques.

Un resserrement budgétaire à venir

Le ministre des Finances, Peter Bethlenfalvy, et la présidente du Conseil du Trésor, Kinga Surma, ont quant à eux rencontré les médias, le 25 septembre, pour faire une mise à jour de la réunion du Conseil des ministres.

Ceux-ci ont mis en garde contre la possibilité de décisions difficiles et d’un resserrement budgétaire à venir.

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Le Bureau de la responsabilité financière de l’Ontario a révélé, plus tôt cette semaine, que la province devra dépenser des milliards de dollars supplémentaires rien que pour maintenir les niveaux de services actuels.

Le rapport de cet organisme de surveillance indépendant projette que le gouvernement Ford devrait accumuler plus de 35 milliards $ de déficit entre 2027 et 2035.

«La réalité»

Le ministre des Finances a évoqué la question, le 24 septembre.

«Bien que les déficits ne soient pas souhaitables à long terme, ils reflètent la réalité du monde dans lequel nous vivons.»

Il a aussi souligné que «le monde a changé» et que «la conjoncture économique mondiale devient de plus en plus difficile, tandis que la relation avec notre plus proche allié, les États-Unis, a changé».

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Le ministre de l’Énergie, Stephen Lecce, a quant à lui fait savoir, le 25 septembre, que son gouvernement s’efforce à «réindustrialiser» la province, et que «la priorité absolue pour cet automne — au-delà des questions financières — sera d’accélérer encore davantage les délais de délivrance des permis, qu’il s’agisse du secteur minier, de l’énergie ou, plus largement, de l’ensemble de l’action gouvernementale».

Les députés de l’Assemblée législative de l’Ontario doivent reprendre les travaux parlementaires le 27 octobre, après une pause de près de cinq mois.

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