De nouveaux visages à l’ACFO-Toronto

Un nouveau président bientôt nommé

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Sept des neuf membres du nouveau conseil d'administration de l'ACFO-Toronto: Aline Ayoub, Stéphane Hamade, Nathalie Nadon, Tharcisse Ntakibirora, Albertine Chokoté, Serge Paul, Tom Galaty.
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L’ACFO-Toronto a élu cinq nouveaux membres de son conseil d’administration, lors de son assemblée générale annuelle ce mardi 11 décembre. Ils auront l’occasion de nommer un successeur à Constant Ouapo, le président sortant.

Nommé directeur de l’Entité 1 (organe consultatif en matière de santé en français) dans la région de Windsor, Constant Ouapo a en effet annoncé son départ.

Quatre autres membres du conseil d’administration ont également décidé de ne pas y revenir. Un important renouvellement était alors à envisager au sein de l’Association des communautés francophones de l’Ontario à Toronto.

Appui du NPD

Suze Morrison, la députée néo-démocrate de Toronto-Centre à Queen’s Park, était l’invitée d’honneur de cette assemblée générale. Dans le contexte actuel qui touche la francophonie, elle a tenu à rappeler son soutien envers la communauté francophone de Toronto.

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Suze Morrison, député de la circonscription de Toronto-Centre.

«Le NPD est solidaire avec la communauté francophone. Nous nous sommes opposés aux coupes de l’Université de l’Ontario français et du commissaire aux services en français. D’ailleurs, nous avons proposé une motion pour renverser les coupes. La manifestation organisée le samedi 1er décembre était très inspirante. Votre voix compte», a-t-elle déclaré.

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Les valeurs de l’ACFO

Cette soirée fut également l’occasion pour Constant Ouapo de rappeler le bilan de son mandat, ainsi que les valeurs que doit continuer à défendre l’ACFO. Que ce soit dans le respect de la diversité, la proactivité ou encore la collaboration, l’ACFO se doit d’être un acteur central de la francophonie.

«Les francophones doivent être unis dans la diversité pour agir. Ensemble nous allons vite et plus loin», a il dit.

Manque de financement

Pour se démarquer parmi le grand nombre d’organismes communautaires francophones à Toronto, l’ACFO a de nombreux défis à relever. Et en particulier le manque de financement, le manque de bénévoles et l’absence de personnel permanent. Ses revenus, cette dernière année, s’élevaient à seulement 1300$.

Constant Ouapo
Constant Ouapo, le président sortant de l’ACFO.

Ces difficultés expliquent notamment pourquoi l’ACFO n’a pas joué un rôle direct dans l’organisation des manifestations contre les coupures de Doug Ford le 1er décembre.

«Nous sommes trop faibles en ressources pour organiser un tel événement. En revanche, nous avons envoyé des lettres à la ministre déléguée aux Affaires francophones, Caroline Mulroney, ainsi que des appels à manifester à Etobicoke, devant le bureau du premier ministre», a avancé Constant Ouapo.

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Il a souhaité rendre hommage aux bénévoles actifs: «sans aucun moyen, chacun a mis la pain à la poche pour donner de la visibilité à l’organisme avec une volonté de servir». Son site web est rarement actualisé, bien que l’organisme se manifeste de temps en temps sur Facebook et Twitter.

De plus, le rôle de lobby politique de l’ACFO est souvent mal perçu. «Nous ne sommes pas là pour fournir des services, mais bien pour que tous les compartiments de la communauté avancent ensemble.»

5 élus par acclamation

En fin de séance, cinq nouveaux membres ont été élus au conseil d’administration par acclamation pour un mandat de deux ans. Il s’agit de Serge Paul, Stéphane Hamade, Albertine Chokoté, Clément Panzavolta et Tom Galaty.

Leur prochaine mission, avec les membres déjà présents dans le conseil d’administration (Benjamin N’Goran, Tharcisse Ntakibirora, Nathalie Nadon et Marino Miguela), sera de nommer un nouveau président à la tête de l’ACFO.

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Albertine Chokoté se présente avant l’élection des nouveaux membres du CA.

«La nouvelle équipe devra travailler de concert avec l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario pour obtenir plus de financement.» Au dernier congrès de l’AFO, on a créé un «Réseau ACFO» pour que l’organisme provincial puisse renouer avec ses anciens chapitres régionaux, dispersés lors d’un schisme au début des années 2000.

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«De plus, l’accent devra être mis sur les écoles d’immersion. En effet, tous ces non-francophones qui décident de mettre leurs enfants dans des écoles francophones doivent être intégrés par l’ACFO», a précisé Constant Ouapo en guise d’ultimes conseils.

À noter que, en l’absence du trésorier et au vu des rares mouvements enregistrés sur le compte bancaire de l’ACFO, la présentation des états financiers a été remise à la prochaine AGA.

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