Danser sur les mots pour la Journée du livre

Nafée Faïgou, Didier Leclair, Arianne M. Matte, Paul Savoie, Adrienne Medjo, Paul-François Sylvestre, Se’lah et Elaine Li (absent: Gabriel Osson). (Photo: William Martinak)
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Le 23 avril est la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. L’événement a été souligné samedi soir par une célébration de la parole rehaussée par la gestuelle organisée par l’Association des auteure et auteurs de l’Ontario français. Danser sur les mots a réuni les textes de cinq auteurs et trois membres du groupe Addydanse à la Galerie Pierre-Léon de l’Alliance française.

On a rappelé que la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur a été créée par l’UNESCO en 1995 et que la date du 23 avril a été choisie parce que, ce jour-là en 1616, disparaissaient Miguel de Cervantes et William Shakespeare.

Le 23 avril est aussi la fête de saint Georges, patron des Catalans. Depuis 1923, des éditeurs et libraires de Barcelone offrent une rose à quiconque achète un livre le 23 avril. Cette tradition s’est depuis répandue chez plusieurs libraires du Québec.

Notre chroniqueur Paul-François Sylvestre a brossé un portrait du droit d’auteur au Canada en expliquant comment fonctionne la chaîne du livre: auteur-éditeur-imprimeur-distributeur-libraire/bibliothèque-lecteur. Plus d’un intervenant a sa part du prix de vente.

Si l’auteur touche le plus souvent des droits de 10%, il a aussi accès à des droits de prêt public pour l’utilisation de ses livres dans les bibliothèques publiques et à des droits dits Copibec s’il y a des photocopies de ses œuvres dans les institutions scolaires du Québec.

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Cinq poètes ou nouvellistes à l’honneur

Nafée Faïgou, de St. Catharines, a lu un extrait de son recueil de poésie intitulée Masques. Originaire du Tchad, elle porte plusieurs «masques»: poète, nouvelliste, essayiste, traductrice et critique littéraire.

Didier Leclair s’est fait connaître par un roman Toronto, je t’aime (Prix Trillium 2000). Aujourd’hui, sa vie pourrait s’intituler L’écriture, je t’aime. Il a lu La dame au pull-over rouge, une nouvelle qui met en scène une femme qui des dons spéciaux, dont celui de prédire que son vis-à-vis va devenir… écrivain.

Arianne M. Matte publie des poèmes et nouvelles depuis au moins vingt ans. Elle a livré un texte humoristique sur une locataire qui trouve un truc pour ne pas avoir à cracher le loyer du mois. Hectorine a plus d’un tour dans son sac… ou sa brassière.

Les poèmes de Gabriel Osson sont souvent peuplés d’êtres entre deux ombres. Il affectionne le clair-obscur et les deux côtés d’une même médaille. C’était le cas dans le poème intitulé Il était une fois… l’Amour!

On pourrait croire que Paul Savoie pose un métronome sur la page blanche qu’il couvre de mots aux rythmes et aux sonorités qui ne sont pas sans rappeler la musique. Son poème notait «qu’il y a au bout du geste une fin de geste où le souffle se fait déchirure».

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Trois membres du groupe Addydanse n’étaient pas à bout de souffle, loin de là, pour accompagner certaines lectures. Adrienne Medgo, Elaine Li et Se’lah ont montré comment la parole et la gestuelle peuvent brillamment s’harmoniser.

Danser sur les mots a pu se tenir grâce à l’appui de plusieurs partenaires: l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français, l’Association nationale des éditeurs de livres, la librairie La Mosaïque, l’Alliance française de Toronto et la radio CHOQ-FM qui a diffusé la soirée en direct.

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