Dans une lettre publiée entièrement en anglais sur X (Twitter) mardi, la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, a pressé Mark Carney de réduire l’exigence de bilinguisme pour les juges fédéraux, comme pour ceux de la Cour suprême, jugeant que celle-ci pénalise les candidats de l’Ouest canadien.
«La décision d’imposer le bilinguisme fonctionnel comme exigence pour les juges de la Cour suprême du Canada renforce encore davantage les obstacles systémiques et l’aliénation des Canadiens de l’Ouest et ne reflète pas la diversité linguistique plus large du Canada, y compris les Canadiens qui sont bilingues dans d’autres langues.» (Traduction libre)
L’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) et l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA) ont toutes deux souligné dans un communiqué conjoint que remettre en question les exigences linguistiques pour les nominations judiciaires en Alberta menace le respect des droits linguistiques des francophones.
Un fait particulièrement important alors que l’Alberta a déclaré l’année 2026 comme l’«Année de la francophonie».
La première ministre a en outre demandé que l’Alberta ait son mot à dire sur les nominations de juges des cours supérieures de la province et de la Cour suprême, en demandant à Mark Carney de ne pas nommer de façon «partisane».






