S’occuper des autres peut faire un bien fou. C’est toujours plus simple que s’occuper de soi. Voilà ce que démontre Catherine Siguret dans La Dame de la poste, un roman inspiré par un fait réel du début des années 1960 en France.
L’action se déroule dans le village normand de Veules-les-Roses qui est secoué par un séisme plus sérieux qu’il n’y paraît: les lettres destinées au Père Noël reçoivent une réponse!
Derrière cette fantaisie se cache Magdeleine, receveuse du bureau de poste, qui a pour complice sa factrice Françoise.
Lorsque j’étais jeune, le courrier était livré par notre voisine, madame Alice Janisse (on disait «livrer la malle»). Nous avions une «boîte à malle» sur le bord de la route. Le bureau de poste était situé dans la maison de madame Doreen Bélisle, en face de l’église. Je ne me souviens pas avoir écrit une lettre au Père Noël.
Secrets et injustices
Revenons à Magdeleine qui est bien décidée à donner du rêve aux enfants. Elle décachète les courriers, bafouant ainsi le règlement du ministère des Postes, Télégraphes et Téléphones (PTT), de quoi lui coûter sa place.


