Cours d’écologie à Glendon: des excursions sur le terrain presque pas virtuelles

Glendon apprentissage en réseau transnational Charles-Antoine Rouyer
Charles-Antoine Rouyer et trois étudiantes dans la forêt de Glendon. Photo: John Marbella
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Charles-Antoine Rouyer enseigne le cours Communication, santé et environnement au campus bilingue Glendon de l’Université York depuis 2004. Normalement, en 2020, ses 125 étudiants auraient participé à au moins deux excursions sur le terrain pour examiner la dynamique des bassins versants et l’éducation en écologie urbaine.

Cela n’étant plus possible depuis septembre, il s’est tourné vers les technologies d’apprentissage à distance pour permettre à ses étudiants de continuer de voir la science en action et participer virtuellement aux excursions.

Le parc Brick Works

Le premier événement a eu lieu le 3 octobre au parc Brick Works (au nord du centre Evergreen Brick Works). Accompagné d’un étudiant et armé d’une caméra diffusant en direct via son téléphone, relié à ses écouteurs et son micro, il a fait visiter à ses étudiants cet écosystème unique à Toronto.

En ligne sur Zoom, 76 étudiants ont pu interagir en temps réel avec le prof. L’événement étant enregistré, les autres étudiants ont pu le visionner plus tard.

Glendon apprentissage en réseau transnational Charles-Antoine Rouyer
Charles-Antoine Rouyer. Photo: John Marbella

La forêt de Glendon

Charles-Antoine Rouyer a répété l’expérience le 24 octobre, avec quatre étudiants en personne et les autres sur Zoom, diffusant cette fois de la forêt de Glendon le long de la rivière Don. On discutait encore du bassin de la rivière Don, ainsi que de restauration écologique.

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Les collègues, à qui Charles-Antoine Rouyer a présenté son expérience sur le terrain, l’ont trouvée innovatrice et prometteuse. Les profs de York se réunissent virtuellement une fois par semaine pour discuter de leurs stratégies d’enseignement à distance.

Apprentissage en réseau transnational

Par ailleurs, les profs de York sont encouragés à intégrer une activité «transnationale et interculturelle» dans leurs cours, par le truchement de projets ART (Apprentissage en réseau transnational).

«On est capable de coopérer et de se connecter à l’échelle mondiale», explique Charles-Antoine Rouyer.

Les projets ART permettent aux étudiants d’apprendre à collaborer via des plateformes en ligne, «de la même façon que des collègues de travail géographiquement éloignés collaborent dans une organisation internationale», image Dominique Scheffel-Dunand, la professeure d’études françaises de Glendon qui a initié l’engagement de York avec les projets ART en 2015.

Glendon apprentissage en réseau transnational Charles-Antoine Rouyer
Caméra GoPro et micro: du matériel de Charles-Antoine Rouyer pour une excursion. Photo: John Marbella

Avec le Costa Rica

Pour Charles-Antoine Rouyer, «ART représente une excellente occasion de rencontrer des membres du corps professoral partageant les mêmes idées. C’est comme une mini-conférence, avec un résultat concret et ciblé. Dans mon cas, par exemple, la collaboration à un atelier en ligne sur la santé et le bien-être.»

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Il a notamment collaboré avec des professeurs du Costa Rica et des États-Unis pour mettre au point l’atelier du Costa Rica faisant partie d’une série proposée par le Hemispheric Universities Consortium. Certains de ses étudiants ont pu participer à l’atelier et faire les devoirs correspondants pour obtenir des crédits supplémentaires.

Dominique Scheffel-Dunand

Alternative aux programmes d’échange

«C’est une excellente alternative aux programmes d’échange», remarque Dominique Scheffel-Dunand.

Huit cours offerts à York pendant l’année académique 2020-21, dont quatre à Glendon comme celui de Charles-Antoine Rouyer, ont déjà été choisis comme projets pilotes. D’autres auront également la possibilité d’y participer.

Cela offre aux étudiants un avantage concurrentiel: «les étudiants veulent vivre ces expériences parce qu’elles intéressent les employeurs», assure Dominique Scheffel-Dunand.

«Les étudiants ayant une expérience de mobilité internationale et un état d’esprit mondial sont plus attractifs pour les employeurs et réussissent mieux dans leur développement de carrière à long terme.»

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