Contrat historique de sous-marins en faveur du consortium germano-norvégien

Cette semaine en politique fédérale

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Un sous-marin de TKMS. Photo: TKMS
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Publié 10/07/2026 par Camille Langlade

Cette semaine en politique fédérale: contrat militaire historique pour 12 sous-marins; le programme pilote d’immigration pour les étudiants francophones est prolongé mais pas pérennisé; un futur PDG qui parle français à Air Canada; retour compliqué au bureau pour les fonctionnaires; un nouveau sénateur acadien…

Contrat historique de sous-marins

Lundi 6 juillet, le premier ministre Mark Carney a annoncé que le Canada retenait le consortium germano-norvégien ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS) pour construire jusqu’à 12 sous-marins destinés à remplacer la flotte actuelle.

Les discussions pourraient s’étaler sur 6 à 18 mois, tandis qu’Ottawa vise la signature d’un contrat d’ici la fin de 2027.

Coût final inconnu : Présenté comme le plus important projet d’approvisionnement militaire de l’histoire du pays, le projet pourrait générer jusqu’à 86 milliards $ en retombées économiques, selon TKMS. Le coût final du contrat n’a toutefois pas encore été rendu public.

OTAN
Le sommet de l’OTAN à Ankara. Photo: OTAN

Mark Carney renforce nos alliances à l’étranger

Le premier ministre a poursuivi cette semaine ses démarches pour renforcer les alliances du Canada. Après avoir participé au Sommet de l’OTAN à Ankara, Mark Carney s’est rendu en Arabie saoudite, où il a rencontré le prince héritier Mohammed ben Salmane.

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Cette première visite officielle d’un premier ministre canadien dans le royaume en 26 ans visait notamment à relancer les liens commerciaux, ainsi qu’à attirer des investissements dans des secteurs stratégiques comme l’énergie et la défense.

Droits de la personne bafoués : La visite a néanmoins suscité des critiques en raison du bilan de Riyad en matière de droits de la personne, notamment la répression des voix dissidentes et les restrictions aux libertés fondamentales.

Arabie saoudite
Mark Carney avec le prince Mohammed ben Salmane. Photo: Mark Carney sur X

Immigration: programme prolongé et nouvelles ententes

Le 6 juillet, la ministre de l’Immigration, Lena Metlege Diab, a annoncé la prolongation du Programme pilote pour les étudiants dans les communautés francophones en situation minoritaire (PPECFSM) pour une année supplémentaire, jusqu’en août 2027.

Lancé en août 2024, ce dernier permet aux étudiants étrangers d’expression française d’accéder plus facilement à la résidence permanente et d’être exemptés du plafond des permis d’études.

Succès mitigé : 515 personnes étudiantes et 150 membres de leur famille sont arrivés au Canada dans le cadre du PPECFSM, rapporte Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC). Pourtant, le programme pouvait accepter jusqu’à 2 970 demandes pour l’année universitaire 2025-2026.

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Pas encore pérenne : L’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC) a favorablement accueilli la nouvelle. Selon l’organisme, le programme a permis d’attirer une population étudiante «qui renforce la vitalité des communautés francophones et qui permettra de répondre à des besoins en main-d’œuvre dans des secteurs essentiels», réagit-il dans un communiqué.

Néanmoins, l’ACUFC et ses membres continueront de «collaborer étroitement avec IRCC afin que le PPECFSM soit rendu pérenne».

Immigration
La ministre de l’Immigration, Lena Metlege Diab. Photo: courtoisie

Entente avec le Manitoba : Le même jour, Lena Metlege Diab a annoncé un investissement d’environ 1,3 million $ sur deux ans pour soutenir un nouveau projet financé dans le cadre du Programme d’appui à l’immigration francophone.

Celui-ci vise à accroître la population francophone et répondre aux besoins de main-d’œuvre dans la province, grâce notamment à de la recherche ciblée et un soutien accru à la reconnaissance des compétences.

Et les TNO : Le 8 juillet, la ministre de l’Immigration a annoncé un autre investissement, d’environ 860 000 $, pour soutenir un nouveau projet visant à améliorer la rétention et l’intégration des personnes immigrantes francophones et bilingues dans les Territoires du Nord-Ouest.

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Air Canada: un futur PDG capable de s’exprimer en français

Le 7 juillet, la compagnie aérienne a annoncé la nomination d’Anko Van der Werff, actuellement président et chef de la direction de Scandinavian Airlines, à la tête d’Air Canada. Il succédera à Michael Rousseau, visé par plusieurs controverses linguistiques.

Air Canada
Anko Van der Werff succédera à Michael Rousseau à la tête d’Air Canada. Photo: Air Canada

Anko Van der Werff a auparavant travaillé pour Avianca Group, Aeroméxico, KLM Royal Dutch Airlines (aujourd’hui Air France-KLM) et Qatar Airways. Il entrera en fonction d’ici fin janvier 2027.

Polyglotte : Si la langue maternelle d’Anko Van der Werff est le néerlandais, Air Canada souligne qu’il est «capable de s’exprimer en français». Il a aussi appris l’espagnol, l’italien et le suédois à différents niveaux au cours de sa carrière internationale, précise le transporteur aérien dans un communiqué de presse.

Un nouveau sénateur acadien

Le 7 juillet, le premier ministre Mark Carney a annoncé la nomination de nouveaux sénateurs, dont le Dr Rodney Ouellette pour le Nouveau-Brunswick. Ce dernier a consacré sa carrière à faire progresser la recherche sur le cancer, l’oncologie de précision et la médecine moléculaire.

Sénateur, Sénat
Rodney Ouellette. Photo: Devin Ashton-Beaucage, Acadie Nouvelle

Les autres sénateurs choisis sont Richard Martel et Thomas Pitfield pour le Québec, et Geeta Tucker pour le Manitoba.

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Nouveaux critères : Le premier ministre a également annoncé des changements au processus de nomination au Sénat. Les nouveaux critères privilégieront notamment des candidats ayant une expertise dans des secteurs stratégiques du Canada et les grands enjeux sociaux, économiques et réglementaires.

Retour au bureau quatre jours par semaine pour les fonctionnaires

Lundi, une partie des fonctionnaires fédéraux ont fait leur retour au bureau quatre jours par semaine. Le Conseil du Trésor avait annoncé en février la modification des règles relatives au télétravail. Des fonctionnaires ont manifesté lundi devant le Parlement pour dénoncer cette mesure.

L’ACEP demande des comptes : L’un des principaux syndicats de la fonction publique, l’Association canadienne des employés professionnels (ACEP), demande au premier ministre Mark Carney de rendre publique l’analyse ayant justifié cette décision.

«Une question demeure, et le premier ministre doit y répondre: cette politique protège-t-elle les travailleuses et travailleurs et les contribuables, ou protège-t-elle plutôt les banques et les investisseurs en immobilier commercial?», a déclaré le président de l’ACEP, Nathan Prier, dans un communiqué.

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