Constructions et déconstructions à l’AFT

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Dans la galerie Pierre Léon de l’Alliance française de Toronto, des sculptures d’acier se mêlent à des dessins aux traits délicats. Les uns et les autres se répondent, se complètent et s’influencent. Ce sont les œuvres de Philippe Pallafray et Anne-Yvonne Jouan. Originaire de France, le couple était présent mercredi 14 octobre, au vernissage de son exposition sur le thème des bâtisseurs.

Anciennement commissaires priseurs, les conjoints ont toujours fréquenté le milieu de l’art. «Nous avons passé notre vie avec des artistes, dans une salle des ventes», souligne Philippe Pallafray.
Jusqu’à eux-mêmes franchir le pas de la création. Cette inspiration, ils la doivent notamment au Canada. «Je suis sculpteur autodidacte depuis dix ans, date de notre installation au Québec», raconte Philippe Pallafray.

Avec modestie, l’artiste se promène dans la galerie et commente son travail d’une voix douce: «Le vide fait partie intégrante d’une sculpture. Il permet d’imaginer ce qu’il pourrait y avoir.»

Et à Anne-Yvonne Jouan d’ajouter: «En création, l’espace vide est ce qu’il y a de plus difficile à placer. Notre imagination doit jouer dans ce manque.»

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Devant l’une de ses œuvres, à tête de chevreuil, intitulée Évolution, Philippe Pallafray précise: «J’essaie de parler de l’évolution de l’homme. Sur chacune de ces sculptures, il y a une mémoire informative.

L’homme en a de plus en plus besoin, jusqu’au moment où elle fait partie de lui.»

Un peu plus loin, Anne-Yvonne Jouan se soustrait elle aussi, en souriant, à l’analyse de ses dessins. «J’évoque la construction et la dégradation du pont de l’Ile d’Orléans (Québec). Je voulais évoquer les liens qu’on bâtit entre les hommes. Au-delà d’une inspiration, c’est un mode d’expression pour sensibiliser.»

Le couple a déjà exposé ses œuvres sur l’Île d’Orléans, où il réside. «Les habitants ont apprécié la délicatesse et l’expression des dessins, conclut Anne-Yvonne Jouan. Et cette transmission du pont comme un lien entre les hommes, un lien presque sentimental.»

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