Chaque livre de Gabriel Osson est un contrat social

L’animatrice Sydellia Ndiaye et Gabriel Osson. Photo: Sylvie Gervais
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C’est le poète et romancier Gabriel Osson qui était l’invité à la neuvième édition de la Croisée des mots, le jeudi 17 octobre, dans le cadre d’un fructueux partenariat entre l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français (AAOF) et la Bibliothèque publique de Toronto.

Haïtien d’origine, Gabriel Osson est l’actuel président de l’AAOF et l’animateur de l’émission Franco Découvertes à CHOQ-FM. Adolescent, il ne tenait pas un journal intime, mais écrivait plutôt des poèmes en guise de carnet de bord.

«Je trouve la poésie plus instantané », lance celui qui a publié deux recueils: Efflorescences (2001) et Envolées (2009). On lui doit aussi le roman Hubert, le restavèk (2017) et le récit de son expédition sur le chemin de Compostelle: J’ai marché sur les étoiles (2015).

Esclave en Haïti

Interrogé par Sydellia Ndiaye, bénévole à CHOQ-FM, Gabriel Osson a expliqué qu’il y a entre 500 000 et 800 000 jeunes qui «restent avec» une autre famille que la leur, laquelle doit veiller à leur éducation en retour de menus travaux. Or, ils deviennent presque toujours la proie de prédateurs vils et vicieux.

Le roman raconte l’histoire tragique du restavèk Hubert qui sert d’esclave et de jouet sexuel pour tous les membres d’une soi-disant famille d’accueil. Il réussit de peine et misère à s’extirper de l’enfer et à refaire sa vie.

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Gabriel Osson n’est pas un homme religieux et son pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle en a surpris plusieurs. «J’ai plutôt entrepris un cheminement intérieur qui m’a finalement poussé à faire œuvre de dénuement, à raison de 8 à 10 heures de marche pendant 26 jours.»

Révolte en Haïti

En janvier prochain, il publiera un second roman intitulé Un jour se lèvera. Le point de mire sera une triste page de l’histoire d’Haïti.

En 1964, treize jeunes hommes haïtiens de 19 à 31 ans quittent Miami pour faire une révolution contre le régime de Duvalier, un peu à la Che Guevara. Onze périront aux mains des tontons macoutes et deux seront exécutés sur la place publique, devant tous les élèves de Port-au-Prince.

Les sujets traités dans les deux recueils de poésie, dans les deux romans et dans le récit de Gabriel Osson ne se logent pas à une même enseigne. «Il n’y a pas de fil conducteur, mais tous sont marqués d’une nette préoccupation sociale».

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