Champlain serait fier de ces 29 ados

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Depuis déjà six ans, les Éditions David animent le concours de création littéraire «Mordus des mots» qui vise à stimuler l’intérêt des jeunes francophones de l’Ontario pour l’écriture et la lecture.

Lors de l’édition 2014-2015, les auteurs-conseils Jean-Claude Larocque et Denis Sauvé ont animé des ateliers d’écriture dans les écoles secondaires et invité les jeunes des 11e et 12e années à soumettre un récit sur une page d’histoire de l’Ontario français. Résultat: Petites chroniques franco-ontariennes – Récits historiques.

La thématique de cette édition du concours «Mordus des mots» s’inscrit, bien entendu, dans le sillon des 400 ans de présence française en Ontario. Les animateurs ou auteurs-conseils ont rencontré environ mille élèves, les Éditions David ont reçu une centaine de récits et le jury a retenu vingt-neuf textes pour publication.

Les filles sont très majoritaires (presque 80%) et les jeunes auteurs proviennent à 58% des écoles secondaires catholiques.

L’éducation en langue française est un sujet qui revient dans plusieurs récits.

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Le Règlement 17 est évidemment à l’honneur, mais Chloé Letendre, de l’École secondaire Étienne-Brûlé, m’a vraiment fait plaisir en rappelant la fondation de la première école (1786) en Ontario, à L’Assomption du Détroit, sous la direction des demoiselles Adhémar et Papineau. J’ai l’impression que Chloé a lu, entre autres, mon essai L’Ontario français, quatre siècles d’histoire pour se documenter, Chapeau!

Avec le Règlement 17 comme toile de fond, on n’est pas surpris de voir surgir les personnalités très connues que sont les institutrices Diane et Béatrice Desloges (Ottawa) ou Jeanne Lajoie (Pembroke), ainsi que le sénateur Napoléon-Antoine Belcourt.

Il est aussi question du légendaire Jos Montferrand, de Jean-Baptiste Rousseau à York/Toronto, d’Élisabeth Bruyère, du quotidien Le Droit, de la Fédération des femmes canadiennes-françaises, des jumelles Dionne, de la fromagerie à Saint-Albert, de S.O.S. Montfort, des incendies dans le Nord et même du martyr Isaac Jogues.

Ces récits ne se limitent pas à décrire les seuls faits historiques. Leurs jeunes auteurs inventent des personnages et des dialogues colorés. Les situations de conflits leur permettent de faire ressortir des sentiments de fraternité et de fierté, d’attachement et d’espoir.

D’un texte à l’autre, on sent que parler français n’a rien de nostalgique ou de vieux-jeu. Quatre cents ans de présence française ont fait de notre langue une richesse, un atout garant d’un avenir meilleur. Champlain serait fier de ces vingt-neuf jeunes auteures et auteurs.

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