Champlain serait étonné de la vitalité française en Ontario

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C’est la venue de l’explorateur Samuel de Champlain et du missionnaire récollet Joseph Le Caron en Huronie, en août 1615, qui marque le point de départ des 400 ans de présence française en Ontario.

Mais on aurait aussi pu célébrer en 2010, car le guide et interprète de Champlain, Étienne Brulé, s’est rendu au lacs Huron et Ontario en 1610, mais il n’a pas laissé de traces écrites.

C’est ce qu’a évoqué samedi dernier l’écrivain et chroniqueur torontois Paul-François Sylvestre, invité par l’Union provinciale des minorités raciales et ethnoculturelles francophones de l’Ontario et L’Auberge francophone au Thistletown Community Centre.

Les nombreux hommes présents et quelques femmes et enfants ont eu droit à un voyage dans quatre siècles d’histoire franco-ontarienne.

À l’aide de cartes, de portraits factices (Champlain et Brûlé) et de scènes historiques, le conférencier a démontré que l’actuelle région de Windsor (appelée L’Assomption au XVIIIe siècle) est le berceau de l’Ontario français.

C’est là que les premiers colons se sont établis, sous Cadillac, que la première paroisse ontarienne a été fondée, et que la première école a ouvert ses portes en Ontario, tous francophones.

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C’est là aussi que François Baby s’est fait élire député lors des premières élections de 1792. Charles-Eusèbe Casgrain, premier sénateur francophone de l’Ontario (1887), sera lui aussi de Windsor.

M. Sylvestre (qui est né à Windsor) a souligné la lutte pour les écoles de langue française à l’époque du Règlement 17 (1912-1927), la création du drapeau franco-ontarien (1975), les crises scolaires dans les années 1970-1980, le bilinguisme des tribunaux ontariens, la Loi de 1986 sur les services en français et la nouvelle définition plus inclusive des francophones (2009).

Il a aussi noté que l’Ontario n’a pas encore une université de langue française et que les services de santé et de soins de longue durée ne sont pas offerts en français dans nombre d’établissements.

«Mais si Champlain revenait en Ontario, il crierait WOW!» devant l’étonnante vitalité française qui se manifeste chaque jour dans 3 collèges communautaires, 3 chaînes de télévision, 4 universités bilingues, 7 maisons d’édition, 8 compagnies professionnelles de théâtre, 11 postes de radio, 12 hebdomadaires, 12 centres culturels, 20 clubs Richelieu, 75 écoles secondaires et 420 écoles primaires.

Cela fait au moins 400 raisons de célébrer les 400 ans de présence française en Ontario!

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