Champion de la conservation des sols

Eric Kaiser ne se doutait pas que ses pratiques allaient devenir exemplaires.
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Eric Kaiser a passé sa vie à transformer 14 anciennes propriétés de colons loyalistes en une entreprise agricole d’envergure dédiée à la production d’œufs et de plantes de grande culture, et ce, en portant toujours une attention particulière à l’environnement et la conservation des sols.

En 2017, ses efforts lui ont valu le prix Champion de l’Association pour l’amélioration des sols et des récoltes de l’Ontario (AASRO).

«L’agriculture de conservation ne pourrait se résumer qu’à une seule pratique. C’est un système de gestion dans lequel chaque composante joue un rôle», affirme M. Kaiser, titulaire d’un diplôme en génie civil du Collège militaire royal du Canada. «La durabilité repose sur plusieurs facteurs, mais le but ultime est de préserver la couche arable du sol.»

M. Kaiser a acheté ses 300 premiers acres de terre en 1969. Aujourd’hui, Kaiser Lake Farms s’étend sur 1 300 acres et appartient à son fils cadet, Max Kaiser. L’exploitation agricole est située sur les rives de la baie de Quinte et de la région récréative de Hay Bay, près de Napanee, soit à proximité d’une source d’approvisionnement en eau potable et de voisins non-agriculteurs.

Vue aérienne de la ferme Kaiser.
Vue aérienne de la ferme Kaiser.

Gestion de l’eau

Les sols lourds de l’exploitation ne drainent pas adéquatement l’eau de façon naturelle.

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Depuis des dizaines d’années, M. Kaiser tente de minimiser l’érosion du sol en installant des bermes de dérivation, des barrages et des avaloirs de sol pour contrôler l’écoulement des eaux de surface et les diriger vers le réseau de drainage souterrain.

Depuis 1986, l’agriculteur enregistre sur une carte tous les renseignements agronomiques qu’il recueille sur la ferme, y compris les résultats d’analyses du sol et les données sur les niveaux de pH, de matière organique et de phosphore.

«Nous sommes des producteurs d’œufs et nous devons nous déplacer dans les champs avec de l’équipement lourd pour épandre le fumier. Bien entendu, cela soulève de grandes préoccupations en matière de compactage du sol», explique M. Kaiser.

Il ajoute qu’il avait construit des allées et des voies d’eau gazonnées dans tous ses champs pour cette raison – bien avant que cela ne devienne une pratique exemplaire de gestion.

Des chemins qui réduisent le compactage des sols.
Des chemins qui réduisent le compactage des sols.

Culture sans labour

Jusqu’au milieu des années 1980, M. Kaiser cultivait ses champs de manière conventionnelle, travaillant régulièrement le sol. Pour réduire les risques d’érosion et préserver la santé des sols, il a commencé à semer ses cultures directement dans le chaume de la récolte précédente, sans labourer le sol, devenant l’un des premiers agriculteurs ontariens à adopter la culture sans labour.

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Pendant plus de 30 ans, il a également mis à l’essai de nombreuses variétés de plantes de couverture, optant finalement pour quelques variétés qui prospèrent sur ses terres, dont l’orge, le sorgho, le Tillage Radish, l’avoine, les pois et le tournesol.

Les plantes de couverture favorisent la santé des sols en augmentant la teneur en matières organiques et en azote.

Pour M. Kaiser, agriculture rime avec constante évolution. Par exemple, il n’y a pas une seule pièce d’équipement à Kaiser Lake Farms qui n’ait pas été modifiée et améliorée d’une quelconque façon pour mieux satisfaire aux besoins uniques de leurs terres.

«Il y a 40 ans, je n’avais aucune intention de gagner un prix. Je n’aimais tout simplement pas l’idée de voir ma terre disparaître dans la baie à cause de l’érosion…»

Kaiser Lake Farms.
Kaiser Lake Farms.

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